Dakota Suite : The Ferris Wheels Of Winter (This River Only Brings Poison, 2003)
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Il y a quatre ans je l’avais raté. Pas fait attention. Il y a huit ans c’était un dimanche et la veille j’avais acheté un album de Gilbert O’Sullivan d’occasion chez Parallèles, celui où l’on trouve Alone Again. Non que je m’en souvienne, mais c’est ce que j’avais raconté à l’époque.
C’est un jour qui n’existe pas aujourd’hui. Un jour de rattrapage. On ne savait pas quoi en faire on l’a mis là. Il a eu de la chance cette année, avec ces langueurs inavouées de printemps probablement trop précoce.
Je trimballe ce disque de Dakota Suite et d’autres dans les auditoriums, à la recherche d’émotions, de vibrations nouvelles, je ne trouve, pour le moment, que du son. Je cherche le grain des deux voix presque à l’unisson, celle du son de la batterie, des balais sur les peaux, le souffle d’air de la basse, le glissement des doigts sur les cordes, celui dans les tubes des cuivres, l’impact de la grosse caisse à l’unisson avec la cymbale. Des choses impalpables. Impossible à entendre sur un mp3 écouté sur l’ordinateur. Quelque chose des brumes lentes de Dakota Suite.























