901 Eté de l’amour (Grateful Dead)

21 octobre 2014 Par KMS
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The Grateful Dead : Scarlet Begonias 1974

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On n’a sûrement pas assez écouté le Grateful Dead.

J’ai traversé l’été et un peu plus, revisitant leurs concerts comme des voyages immobiles. Sûrement le besoin de rêve, même artificiel, pour gommer le monde autour.

J’en ai rêvé un Jerry Garcia, adulé, comme un Guru Nanak à guitare, un guide suprême au son clair.

J’avais rêvé d’un nouvel été de l’amour. Ou d’un automne. On ne sera pas exigeant sur la saison. Même l’hiver fera l’affaire. Une saison de l’amour ou d’autre chose. Mais quelque chose d’agréable, chaud et doux comme un vent du sud. Le truc des hippies était vérolé dès le départ, bouffé aux charançons, mais ils avaient fait rêver. C’est ce qui manque le plus. Le rêve. Il n’y a plus d’espérances collectives. « It could be an illusion, but I might as well try. »

Il faut se laisser porter, prendre son temps, perdre son temps, pour rentrer dans leurs chansons. On a tout à gagner à perdre son temps. Elles s’étirent, sont plus difficiles à attraper. Tout est dans les licks de guitare, dans l’impalpable, dans les faux pas aussi.

Dans ce son si particulier de sa guitare. Il utilisait de gros amplis de puissance McIntosh, avec les gros vu-mètres bleus, signe distinctif de la marque, des amplis de salon, pour la haute-fidélité.

Scarlet Begonias raconte l’histoire d’une rencontre étrange qui n’en n’est pas vraiment une, une histoire de déjà vu, où le vent dans les saules joue Tea For Two et où tout le monde joue dans l’orchestre du coeur d’or. Alors la musique s’égare, et ces errances sont bien ce dont on a besoin.

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Catégorie : Ecoute s'il pleut

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