896 Rose (Bobby Hutcherson)

19 janvier 2014 Par KMS
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Bobby Hutcherson : Bouquet (Happenings 1966)

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Rose comme les nuages bas de janvier.
Rose comme les notes bleues.
Rose comme le ciel des Asturies et le piano d’Albeniz.
Rose comme le sud de Ravel.
Rose comme des pensées de Debussy.
Rose comme ce piano.
Rose comme les mailloches de son vibraphone.
Rose comme sa robe, rose comme ses lèvres, rose comme la mer.
Rose comme la vie ou rose comme l’amour.
Rose comme ses seins.
Rose comme le bois.
Rose comme la pluie.
Rose comme le sang dans la rivière.
Rose comme les plis de sa chair.
Rose comme l’air.
Rose comme le vent.
Rose comme la lune.
Rose comme la terre.
Rose comme la poussière.
Rose comme le soleil.
Rose comme la chaleur.
Rose comme le bruit.
Rose comme les balais sur la caisse claire.
Rose comme les astres.
Rose comme ses transparences en contre-jour.
Rose comme la nuit, ou bien je ne sais pas.
Rose comme ce Bouquet.

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Catégorie : Ecoute s'il pleut, Jazz in my pants

3 Responses to “ 896 Rose (Bobby Hutcherson) ”

  1. elnorton on 21 janvier 2014 at 8 h 53 min

    Très agréable. Merci.

  2. Jacques on 22 janvier 2014 at 19 h 54 min

    Liquide et aérien : cette rose, je la vois plutôt bleu nuit, 1 h du matin.

  3. PdB on 30 janvier 2014 at 21 h 48 min

    depuis qu’il est là ce xylophone vibraphone métalophone ou j’en sais rien il arrête pas de tourner (musique des sphères); quand ça va mal, je le mets, il y a quelque chose d’un peu cool; quand ça va, je le mets, il y a quelque chose d’un peu simple; on s’en fout, mais la musique est bien, les balais sont bien, et on ne pense pas au rose, moi je trouve que ça irait plutôt vers le chaud, le coucher du soleil ou des trucs comme ça, et comme il faut penser à des trucs qui apaisent (époque de merde avec groupement de merde et Etat de merde à sa tête jt’en parle même pas etc etc l’intérieur comme d’hab envie de gerber etc etc) je me souviens des soirées entre 7 et 9 le soleil qui s’en va derrière les montagnes de l’autre côté de la baie, les ferrys qui accostent, les gens qui rient, l’ouzo le poulpe l’houmos et le pain dur ou mou, les mômes qui fument des clopos en riant, la peau tendue du sel tordue du soleil la certitude de la tranquillité de la nuit dans l’oliveraie et le matin suivant si calme et si doux que la musique même semblait inutile superflue ou étrangère, tu vois ça le café sous l’auvent de toile blanche les moutons qui passent les sifflets du berger un peu simplet, un livre, au loin un peu de musique quand même, celles et ceux que tu aimes qui dorment encore sept heures du matin, de derrière les collines il n’est pas encore sorti et puis une nouvelle journée, des olives et des tomates, se rincer sous la douche, là juste là les pieds qui brûlent un peu sur le sable… hein.