171 Carl Presley

5 mars 2007 Par KMS
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171 Carl Presley : Elvis Perkins : While you were sleeping (Album : Ash wednesday 2007)

Au fil des années, des mois, il devient de plus en plus difficile de reprendre le chemin du bureau après quelques jours de congés. La motivation en désaffection permanente, à peine écornée par le ciel bleu matinal.
I read the news today oh boy (air connu). J’entends parler d’agence de défense civile et cela me fait frémir. La sémantique de cet homme est effrayante, elle est porteuse d’idéologie nauséabonde, et pousse au réveil des bas instincts de l’humanité. Les camps d’encadrement militaire de l’autre bord m’effraient tout autant.
La violence dans les stades tout le week-end. Un élève de 15 ans poignarde son professeur. Comment peut on en arriver là? Je me demandais si cette violence gratuite quotidienne trop présente, verbale, physique, bien souvent rien que dans l’attitude, mais parfois bien pire, n’était pas simplement engendrée par l’oppression de nos villes de plus en plus étouffantes. Comme si la violence ou l’agressivité devenaient les seuls moyens de prouver ou d’affirmer son existence, perdu au milieu de la nuée des autres.
J’ai dû garder quelques relents d’utopies froides des années hippies. Il faudrait peut être rappeler à tous ces gens qu’il y a d’autres moyens d’expression que la violence. Leur montrer. Leur expliquer. On en revient à l’éducation. Comme toujours…

J’ai mis Elvis Perkins. Un enfant des temps moderne. Son père, Anthony Perkins, le Norman Bates de Psychose, est mort du sida en 1992. Sa mère, la photographe Berry Berenson, était sur le vol n° 11 qui s’est écrasé sur la tour nord du world trade center le 11 septembre 2001. Des cicatrices qui laissent de quoi écrire des chansons. Forcément… I made a death suit for life. De belles chansons, pour combler ses vides, avec sa voix à la Eef Barzelay. Sur l’album, la neuvième chanson s’appelle It’s a sad world after all…

Catégorie : Vieilleries

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