126 Kafka on the shore

30 novembre 2006 Par KMS
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126 Kafka on the shore : Beirut : The canals of our city (Album : Gulag Orkestar 2006)

Que me reste t’il de Kafka? Je me suis posé cette question en écoutant Josef K qui ne collait pas à l’instant.
Que me reste t’il de Kafka? Je crois que ça m’est venu en lisant cet article d’Assouline.
Le Château. C’est la réponse. Le Château. Parce que son ambiance me fascine. Pour l’environnement, le décor, le château en lui-même, des personnages à part entière. Plus que Le Procès, qui me donne trop envie d’hurler, ou tout autre. Il me reste aussi son journal que je n’ai pas encore lu. L’image brumeuse en noir et blanc de Jeremy Irons avec le château, toujours le château, en arrière plan, dans ce film sûrement mineur. Un peu comme à Paris hier soir, où le toit du Panthéon se perdait dans la brume, comme les quais de Seine avec ces halos de lumière orange autour des lampadaires. Et l’envie d’aller à Prague. Même si c’est devenu d’un banal maintenant. Il aurait fallu braver le rideau de fer pour avoir une vision réellement Kafkaïenne de la ville, grise des cendres de Jan Palach.
Il faudrait que je relise Kafka. Je l’ai lu il y a si longtemps. Mon regard, a tellement changé depuis, je perçois les choses plus intensément sans cette gangue de torpeur mièvre qui m’étouffait, ma métamorphose… Le relire avec des yeux plus ouverts.
Mais où trouver le temps pour lire tous livres en écoutant tous ces disques, avant de finir en poussière… j’ai posé au moins cent fois cette question déjà… penser à acheter le Journal de Kafka. Une lecture d’hiver peut être. J’ai arrêté Josef K. Mis Beirut, plus judicieux.
Relire L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera aussi, parce que j’en garde entre autre le souvenir d’un vieux cimetière juif situé sur une colline dominant Prague, et c’est étonnant parfois les paysages imaginaires révélés par la lecture. Même si je confonds peuy être et que ce n’est pas dans ce livre là je ne sais plus. Et puis je ne suis pas certain de l’avoir compris ce livre…
Prague malgré tout, peut être un jour, un jour ou deux, même si c’est trop tard…

Il est tout de même étrange qu’en se réveillant le matin on retrouve tout, du moins en général, exactement à la même place que la veille. On a été pourtant dans le sommeil et dans le rêve, dans un état tout différent de celui de l’homme éveillé, et il faut une présence d’esprit infinie, un sens étonnant de la riposte, pour situer tout ce qui est là, dès qu’on ouvre les yeux, à la même place que la veille. Aussi le moment du réveil est-il le plus risqué de la journée et une fois ce moment surmonté sans qu’on ait été changé de place on n’a plus à s’inquiéter le reste du jour.
Franz Kafka : Le procès

Catégorie : Vieilleries

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