869 En attendant la fin du monde #8 (Mixtape amorphe et automnale)
La mixtape fera un substitut plus ou moins probant à l’absence de texte, de mots, d’inspiration et évitera de ressasser indéfiniment les mêmes thèmes, craintes, angoisses, plaintes. Comment faisait-on d’ailleurs, « avant » les réseaux asociaux pour se plaindre? J’ai dû oublier.
Une mixtape décousue à en perdre le fil ou peut être pas tant que ça, annonçant l’automne, avec le crépuscule un peu plus tôt chaque soir et la fraîcheur matinale.
Quinze titres pour laisser la soirée s’enfoncer lentement dans la nuit. Des lenteurs et des nappes de brouillard. Des traits clairs et des vagues sombres. Des guitares, des pianos, des silences, des voix et un hautbois qui me fera mourir un jour (Out of the blue). En attendant la fin du monde.




Oh comme ça m’a l’air bien tout ça, enveloppé dans de jolis mots en plus. Je vais me trouver du temps.
Ecouté enfin à la lumière. De tout ce que je ne connaissais pas, ai particulièrement apprécié Gravenhurst et Karate (pas si amorphe!).
J’avais découvert les deux albums du culte Bill Fay il y a une petite année, ça m’a laissé les fesses entre deux rocking chairs, comme lui l’est dans ses intentions : entre pop propette et pompière et songwriting plus délicat. De ce que j’ai entendu de sa résurrection, ça sonne mieux, mais il reste de l’espace à combler par un brin de folie ou de danger.