867 Exit (Modest Mouse)
Modest Mouse : Exit does not exist (This Is A Long Drive For Someone With Nothing To Think About 1996)
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C’est la rentrée, je voulais juste rester dehors.
C’est toujours un instant étrange la rentrée. On quitte cette sorte de no-man’s-land qu’est le mois d’août en région Parisienne et on plonge directement dans le chaos comme on le ferait dans un bain d’eau glacée.
L’agression sous toutes ses formes en pleine face. Le moment où la ville enfle toujours un peu plus, craque aux coutures. Comme si, chaque année, on glissait encore un peu plus vers l’apocalypse, ou bien est-ce seulement que l’on oublie vite. Il n’y a pas d’accoutumance à la folie urbaine.
L’impression que le barrage vient de céder et que l’on croule de nouveau sous l’humain, plus pressé que jamais, dans tous les sens du verbe.
Ce n’est même plus LA rentrée, mais LES rentrées. On décline le concept. Littéraire, politique, musicale, des classe, quoi d’autre, à se demander si un jour il y aura la rentrée des rentrées.
On s’adapte pour se laisser emporter par le flot, se faire oublier dans un méandre, ne pas lutter, ne plus vainement lutter de crainte de se faire piétiner.
C’est la rentrée, maintenant il faut trouver la sortie.





Oui, on oublie vite, et on n’a encore rien vu parce que novembre et décembre, ces putains de fêtes et les cadeaux (pas les cadeaux) (non) et tout le reste… mais la brutalité de la ville s’aseptise un peu si on n’a pas les mêmes heures que tous, si on n’a pas de pointeuse à faire braire (on devrait exterminer ce type de robot), si on peut jouer un de cette liberté qui nous manque… septembre est une horreur, c’est vrai, mais ensuite j’ai peur que ce soit pire encore… (y’a de quoi frapper ses cymbales comme un malade, en effet)
Non mais c’est bien septembre, sans la rentrée. La fin de l’été j’aime bien, tout ça, mais bon… Là, retrouver tout ce monde, c’est comme de rentrer en prison après une permission de sortie.
Moi j’aime bien le mois de septembre… Tout le monde revient à Paris, c’est vrai, mais c’est un nouveau départ, l’occasion de revoir des personnes, de commencer autre chose… Je trouve que janvier et février sont des mois beaucoup plus déprimants, par exemple.
Moi aussi en fait. Mais pas la rentrée et la folie qui va avec.