865 En attendant la fin du monde #5 (Neil Young)

16 août 2012 Par KMS
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Neil Young : The Last Dance (San Francisco, Winterland, 22 mars 1973)

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(Amber Jean Young)

Neil s’est arrêté longuement devant un des tableaux de sa fille, Amber Jean, exposé eu début de l’année dans une galerie de San Francisco. Un tableau où est brodée une phrase : When I remember I have mental illness somehow I feel less crazy.

Time Fades Away était revenu sur la platine depuis quelques jours, je replongeais dans sa discographie. L’annonce de la publication de ses mémoires en octobre n’aura pas ralenti cette envie de tout réécouter. Ni la frustration de ne pouvoir assister à une projection du film de Jonathan Demme. Time Fades Away revient toujours l’été, hanter quelques après-midi avec ses fourteen junkies too weak to work, qui ne sont plus que treize à la fin de la chanson…

Neil Young prend au fil des années la tête de mon grand-père telle qu’elle a pu rester dans ma mémoire ou la tête du grand-père que l’on aurait voulu avoir. Avec peut être le même mauvais caractère. En plus original, avec plus d’exubérance aussi.

On connait l’histoire de ce disque maudit. Time Fades Away. Le refus de Neil Young de prendre Danny Whitten pour la tournée qui s’annonçait, incapable de jouer, trop défoncé, le renvoyant avec $50 et un billet d’avion pour L.A en poche. On le retrouvera overdosé le soir même, le 18 novembre 1972. Danny Whitten, guitariste du Crazy Horse pour lequel Neil avait écrit The needle and the damage done, but every junky’s like a setting sun…

La tournée suivait le succès de Harvest. Est-ce que Neil avait déjà décidé de durcir le ton par rapport à l’album ou est-ce la mort de Whitten qui bouleversa la tournée? Neil jouera assez peu les succès d’Harvest et pas mal de chansons nouvelles, inconnues du public, certaines très électriques, comme pour exorciser dans la rage, sa culpabilité face à la mort de Whitten. La tournée fut humainement désastreuse… d’où la volonté de ne pas rééditer TFA, trop chargé de mauvais souvenirs…

The Last Dance. Dans une version différente de celle de l’album, enregistrée une semaine plus tôt, avec une partie centrale différente, le piano plus en avant, à écouter en attendant les mémoires de Neil Young, histoire de voir ce qu’il racontera sur cette période sombre, en attendant le prochain album, en pensant au tableau de sa fille. En attendant la dernière danse et la fin du monde.

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Catégorie : 7 Tease, Music of my mind, Obsessions

One Response to “ 865 En attendant la fin du monde #5 (Neil Young) ”

  1. La bUze on 21 août 2012 at 23 h 24 min