863 En attendant la fin du monde #4 (Bonnie Prince Billy)
Matt Sweeney & Bonnie Prince Billy : My Home is the Sea (Superwolf 2005)
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« S’il y a, dans le monde, un endroit où tu peux penser que tu n’es rien, cet endroit, c’est ici. Ce n’est plus la terre, ce n’est pas encore la mer. Ce n’est pas une vie fausse, et ce n’est pas une vie vraie. C’est du temps. Du temps qui passe. Rien d’autre.
Ce serait un refuge parfait. Nous serions invisibles, pour quel ennemi. Suspendus. Blancs comme les tableaux de Plasson. Imperceptibles même pour nous.
Alessandro Baricco : Ocean Mer
Regarder le ciel se fondre dans les eaux du golfe et suivre la piste des nuages et du vent.
Se poser là. Dans une maison blanche aux volets bleus et au toit d’ardoise.
En attendant la fin du monde.





En attendant, y fait pas si moche que ça en bretagne quoi…
Bien sûr, il fait super beau (mais pas très chaud). Le lendemain il n’y avait même pas un nuage.
Ce texte d’Alessandro Baricco est magnifique.
Je ne connais pas ce poème « Ocean Mer » mais l’extrait posté ici est très touchant. C’est le genre de phrases qui me plaisent et me séduisent tout en me questionnant……Et avec comme bande sonore ce bon vieux Bonnie Billy, l’illustration est parfaite, en totale adéquation.
« Regarder le ciel se fondre dans les eaux du golfe et suivre la piste des nuages et du vent. » Exactement ce que j’adore faire en vacance. Les nuages m’ont toujours fasciné, tout comme la mer……..immensité géographique contre existence minuscule, là est toute notre condition humaine !!!