861 En attendant la fin du monde #3 (The Byrds)

3 juillet 2012 Par KMS
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The Byrds : 27 Byrds

J’irai m’asseoir au bord d’une rivière. J’ôterai mes chaussures, assis sur la berge, je plongerai mes pieds dans l’eau pour la sentir filer entre mes orteils.
Des vapeurs inquiétantes sortiraient des cheminées de la centrale atomique, poussées au loin par le vent dans de longs panaches blancs.
Les pieds dans l’eau, j’écouterai les Byrds en attendant la fin du monde.


(On notera que les chansons apparaissent sans aucun (i.e : aucun) ordre chronologique).
(On notera qu’il y a vingt-sept chansons, c’est beaucoup mais il est difficile de faire moins et, d’autre part, quand on aime on ne compte pas).
(On notera que Renaissance Fair et Everybody’s Been Burned font parties du cercle (très fermé)(en même temps s’il n’est pas fermé ce n’est pas un cercle) des plus belles chansons des Oyseaux et des chefs d’oeuvre tout court, supérieures à beaucoup de chansons des Beatles, alors qu’en terme de notoriété on en est bien loin).
(On notera que les reprises de Dylan qui les ont fait connaître ne font pas partie de mes préférées, c’est ainsi, d’ailleurs il n’y en a pas en dehors de Spanish Harlem Incident qui est, il faut bien le noter, bien meilleure que la version de Dylan sur Another Side of Bob Dylan).
(On notera que les chansons d’(Untitled)/(Unissued) (avec les parenthèses)(importantes), ont été co-écrites par Roger McGuinn et Jacques Levy, qui co-écrira avec Bob Dylan une bonne partie de Desire quelques années plus tard).
(On notera que Pale blue, chanson plutôt méconnue, est une merveille et sauve presque (presque) à elle seul l’album Byrdmaniax dont j’aime beaucoup la pochette. Je brûle des cierges pour que Bonnie Prince Billy en fasse une reprise un jour).

(On notera que Roger McGuinn est sur Twitter et qu’il parle parfois (souvent?) de fours et de barbecues solaires).
(On notera que Gene Clark a quitté le groupe après avoir composé Eight Miles High parce qu’il avait peur de l’avion, ce qui est un peu paradoxal lorsque l’on a écrit une telle chanson, même si l’altitude évoquée n’a pas grand chose à voir avec les compagnies aériennes).
(On notera que d’une manière générale, les chansons de Chris Hillman et de Gene Clark sont des merveilles).
(On notera que sur Eight Miles High le solo de guitare à la Rickenbacker 12 cordes est Coltranien et c’est fait exprès).


(On notera que pour Sweetheart of the Rodeo, Gram Parsons avait mis la main sur le groupe, mais l’avait déjà quitté lorsque l’album est sorti, s’étant fâché avec tous les autres après que ses parties vocales sur trois chansons aient été ré-enregistrées par McGuinn, en partie parce que Gram était sous contrat avec Lee Hazlewood qui refusait qu’il chante sur un autre label. La légende dit que McGuinn a profité de cette occasion pour remplacer la voix de Gram par la sienne. Mais lorsqu’ils les a quittés, c’était aussi pour ne pas aller jouer en Afrique du Sud où sévissait encore l’apartheid ce qui est plutôt louable).
(On notera aussi que globalement, Sweetheart of the rodeo n’est pas mon album préféré des Byrds. Mais Hickory Wind est quand même terriblement touchante et, sans savoir réellement pourquoi, parce qu’à l’époque je n’écoutais pas ça (du tout)(mais du tout), me remémore des après-midi passés, vers quinze ou seize ans, dans ma chambre l’été, les volets presque complètement fermés entre lesquels traversaient des rayons du soleil où volaient des poussières en suspension).

(On notera que sur la pochette de The Notorious Byrds brothers, le cheval remplace David Crosby sur la photo (à droite), parce que celui-ci avait quitté le groupe peu de temps avant. Ce qui ne manqua pas d’énerver passablement le susceptible Crosby (et me fait toujours sourire)).
(On notera que la dernière chanson est une reprise de Neil Young et que celle-ci n’était pas encore sortie à l’époque. Elle est chantée par Gene Clark, c’est d’ailleurs la dernière chanson des Byrds sur le dernier album avec le groupe original reformé pour l’occasion (comme quoi la mode ne date pas d’hier)(ou d’avant-hier)).

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Catégorie : 7 Tease, En attendant la fin du monde, Sexties

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