97 Pierre qui roule

25 septembre 2006 Par KMS
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97 Pierre qui roule : Bob Dylan : Blind Willie McTell (Album : The bootleg series Vol 1-3 1991)

Ca fait combien de temps que je n’ai pas écrit vraiment, je ne sais plus, longtemps. Juste le besoin remplacé par l’envie. Il y a moins de nécessité dans l’envie. C’est là tout la différence. L’envie demande du temps. J’ai des histoires à raconter. Des histoires avec des disques, avec des trottoirs de banlieue où l’herbe perçait entre les pavés. Des histoires avec des gens. Et puis je procrastine comme toujours. C’est la différence entre l’envie et le besoin. Mais l’envie oui. Alors dans mon lit le soir juste avant le sommeil j’échafaude des histoires, j’écris des phrases invisibles que j’oublie dès le lendemain matin. Des phrases et des phrases dans le noir. J’essaye de les caser dans un coin de ma mémoire avant qu’elles ne s’évaporent mais il n’en reste jamais grand chose le lendemain. Il faudrait que je puisse me coller deux électrodes sur les tempes avant d’éteindre et que les mots par un miracle technologique quelconque se dessinent un à un sur l’écran de l’ordinateur. Comme hier soir parce que je venais de lire quelques pages de Like a rolling stone de Greil Marcus, qui ne parle pas que de Dylan d’ailleurs mais de l’amérique des années 60 toute entière et du mouvement pour les droits civiques. Je tirais les fils d’une histoire imaginaire, sur cette chanson hallucinante et des vieux souvenirs. Alors un jour peut être plus tard lorsque le temps le temps… j’essaierai de tirer les mots de cet instant toujours trop court avant le sommeil où les vannes de l’écluse s’ouvrent et que le flot des phrases se déverse en même temps que la conscience chute doucement dans les rêves. Et puis comme l’obsessionnel que je suis parfois, je réécoute tous mes Dylan ou presque parce qu’à chaque fois j’y trouve quelque chose de nouveau. Parce que Dylan est une montagne que je n’ai toujours pas fini de gravir et je ne sais même pas si cela est seulement possible.
Je réécoute mes Dylan au lieu d’écrire cette foutue histoire. Et puis j’ai acheté une mandoline. Pour me disperser un peu plus et tenter de jouer maladroitement les notes que je n’écris pas. Peut être que je suis un dilettante. Dans tous les sens du terme…

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Catégorie : Obsessions, Vieilleries

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