83 Dylan Dream

24 août 2006 Par KMS
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83 Dylan Dream : Bob Dylan : Absolutely Sweet Marie (Album : Blonde on Blonde 1966)

C’est étrange cette période un peu hors de tout et pourtant je ne voudrais pas qu’elle se termine déjà que la folie habituelle vaine inutile étouffante recommence là bientôt malheureusement sous peu trop vite avec les gens qui rentrent la rentrée c’est le truc la rentrée je n’en veux pas de la rentrée moi je voudrais rester comme ça même si c’est une période un peu hors de tout qui étonne parfois et on peut respirer peut être juste qu’on en perd l’habitude justement de respirer et je crois que j’ai de plus en plus de mal au fil des années à supporter ça. La rentrée.
C’est étrange. Cette période. Un petit sentiment de liberté supplémentaire ou tout court. Une pointe de goût qui relève et change tout. Comme ce vinaigre particulier dans ta salade au restaurant samedi soir.
J’ai « Yo La Tangué » toute la journée. Journée passée comme ça. Semolina pilchard et têtes d’œuf l’autre soir. Je pensais bientôt trop tôt tu ne seras plus là tous les soirs. Pain aux abricots. Rêve de guitare au soleil. On tremble parfois parce qu’il faut trembler un peu pour ne pas s’endormir. Ou s’oublier.
C’est un bel été.
Avec ton ventre doré.

Et puis j’ai rêvé de Bob Dylan la nuit dernière. David était là également. Bob était silencieux, un peu taciturne. Il avait sa tête des années 70. Le visage quand même plus marqué. Curieusement nous étions dans mon ancienne chambre chez ma mère. Tous les trois, dans cette petite pièce, avec Bob assis sur mon petit lit une personne. Je n’en revenais pas. Bob à la maison !!!
Il a attrapé mon exemplaire de Blonde on blonde, a sorti un des vinyles de la pochette et a marmonné de sa voix unique un « Ya… ya mono version… the best… ya… mono the best…ya » et s’est mis à le signer avec de grands gestes sans avoir à lui demander. On a joué de la basse ensuite, une vieille Fender bleue fatiguée, avec des cordes oxydées, détendues, effilochées, sans la brancher. Ca faisait ploc ploc avec le buzz caractéristique des cordes frisant sur les frettes. Bob restait de marbre. Il me demandait si j’avais internet et si je pouvais faire des recherches google pour lui, il pointait du doigt sur l’écran les sites qu’il voulait voir. On a ramené Bob à la gare ensuite. Ca nous faisait bizarre de le voir partir. Comme si un fantôme nous avait visité. A mon réveil, j’ai failli aller regarder mon disque, pour vérifier si par hasard…

Ce matin, tu m’as dit tu as fait des bonds cette nuit. Peut être à cause de Bob dans ce rêve. Je ne sais pas. Tu as dit aussi je ne veux pas que ça passe trop vite.
Time is a jet plane, it moves too fast chante Dylan justement.
Je crains que si.
Ca passe trop vite…

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Catégorie : Obsessions, Vieilleries

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