426 Idiot since 77

3 novembre 2008 Par KMS
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426 Idiot since 77 : Talking Heads : No Compassion (Album : 77 1977)

    (426)

On a mis The Idiot et j’ai dit, tiens s’il avait écouté la 2ème face il ne se serait peut être pas pendu et tu as ri. La 2ème face est bien meilleure. Dans la foulée j’ai mis 77 pour rester dans l’année. Du coup j’ai feuilleté le livre de photos des trente ans du CBGB (hautement conseillé).

C’est pas venu par hasard tout ça, de toute manière le hasard pour ce qu’il existe, c’est parce qu’on a regardé Control vendredi soir. Le film sur Ian Curtis et Joy Division. Du coup deux jours plus tard, après avoir vu Vicky, Cristina Barcelona (le meilleur Woody Allen depuis quelques années), j’ai mis The Idiot après le fromage.

The Idiot je n’y peux rien, ça me ramène toujours en 77. Je sais bien que c’est moi l’Idiot, mais 1977 est une des plus grandes années dans le rock… Cette année là, Bowie sortait Low ET Heroes. Ca laisse rêveur quand maintenant il faut attendre au moins trois ans entre deux albums…

C’est pour ça que j’ai enchaîné avec 77 des Talking Heads, le disque à la pochette rouge. Au moins un disque où on se demande pas en quelle année il est sorti. Je devais déjà avoir ce coté faux intello qui me faisait préférer Television, Patti Smith et Talking Heads au Clash ou aux Heartbreakers de Johnny Tonnerre (mais pas aux Sex Pistols).

Pour un peu je ressentirais presque les mêmes sensations qu’à la première écoute, et dans Rock’n Folk je lisais les chroniques d’Yves Adrien, à moins que ça ne soit quelques mois plus tard. C’est pour ça que j’ai ressorti Novövision (il est posé sur la table du salon)(tu le vois là?).

Je ne les ai pas achetés tout de suite, The Idiot ou 77, il fallait juste attendre d’avoir les sous pour. Mais je n’ai pas attendu trop longtemps. Le coté bizarre, c’est que j’ai laissé passer les autres Talking Heads jusqu’à Remain in light, entendu un soir sur France Inter, l’émission s’appelait Feedback et ça devait DEJA (oui) être Bernard Lenoir. Le disque m’avait terriblement impressionné. Ceux entre ces deux là, je les ai rattrapé ensuite.

J’ai enchaîné avec Marquee moon et j’ai mis des années, DES ANNEES, avant de l’acheter en vrai. a un tel point que je n’ai que la réédition. Tout ça parce que Jean Bernard Hebey sur RTL le samedi l’avait passé en entier et que je l’avais enregistré (pirate un jour, pirate toujours)(hometaping is killing music? ca fait plus de trente ans que j’engraisse cette industrie so FUCK YOU)(homefucking is killing prostitution où j’ai lu ça???). Il n’y avait pas de petites économies ces années là. Le son était un peu pourri (ce n’était pas la FM, il n’y avait que France inter, FIP et france culture en FM?) j’en avais usé la K7 avant de la perdre je ne sais où (si j’avais su où elle n’aurait pas été perdue CQFD).

Pour se raccrocher aux années actuelles, dans le bouquin CBGB & OMFUG (pour la jeune génération, CBGB = Country Blue Grass and Blues (ce qui fait sourire au vu des groupes qui passaient là bas) et OMFUG = Other Music For Uplifting Gormandizers (et tout est là, dans le other music)), enfin actuelles je me comprends, il y a des photos de Sonic Youth en 1983, avec Thurston Moore et Kim Gordon tellement jeunes qu’on dirait des ados ayant trop vite grandis.

Parfois je me demande, si je ne suis pas tout le temps en train d’acheter ou d’écouter de nouveaux disques, uniquement pour retrouver les sensations de la première écoute de ces monuments découverts durant l’adolescence…

Catégorie : 7 Tease, Vieilleries

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