420 Bone machine

20 octobre 2008 Par KMS
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420 Bone machine : Robert Wyatt : The sight of the wind (Album : Dondestan 1991)

    (420)

C’était étrange cet après-midi dans la salle du conseil, pendant la réunion, le vent soufflait dans je ne sais quelle interstice de la baie vitrée dans mon dos par instant. Cela produisait un sifflement. Un genre de son flottant, comme une musique des Andes joué par des fémurs. Pour l’image.
Ca s’arrêtait. Recommençait. Je me suis retourné plusieurs fois, comme si je m’attendais à voir un elfe égaré soufflant dans un os troué, produisant ce sifflement un peu lugubre. Toujours plus intéressant que la réunion…

J’ai repensé à cette chanson de Wyatt même s’il faisait jour et soleil. La chanson de Wyatt est une chanson nocturne de brouillard anglais. On le voit très bien si on ferme les yeux. On y entend le vent qui souffle. Ce qui est un peu normal puisque c’est le titre de la chanson. Mais quand même. Je connais des chansons qui parlent de vent et où l’on n’entend rien. Là si. On sent même le froid de la brume, ce froid humide qui glace les os. Les fémurs dans lesquels passe le vent en sifflant.
Pourtant ça ne parle que du vent sur la plage. Une plage bizarre où personne ne marche. Même pas les chiens.

Parfois je me demande, ce qu’ils en penseraient les autres, s’ils savaient où partent mes pensées lors de ces réunions, où ma façade fait de la figuration parfois active et où le reste est en voyage dans des pays de brume et de vent où chante Robert Wyatt
(je crois que je fatigue…)

(si un jour je pars sur une île déserte, j’espère ne pas oublier d’emmener avec moi Dondestan et Old Rottenhat qui sont des merveilles. A chaque fois que je les écoute je me demande pourquoi je ne les écoute pas tous les jours…)

Catégorie : 'til 1999, Obsessions, Vieilleries

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