415 Krach

8 octobre 2008 Par KMS
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415 Krach : A Certain Ratio : Crippled Child (Album : The Graveyard And The Ballroom 1980)

    (415)

La crise la crise. « Avant » les banquiers sautaient par les fenêtres avec un tel krach. Les hommes d’affaires se faisaient sauter la cervelle en se tirant une balle dans leur bureau feutré, laissant ensuite échapper délicatement de leur crane fracassé reposant sur leur sous main en cuir pleine fleur, un filet de sang absorbé le buvard vert. Les traditions se perdent. L’honneur est une notion perdue.

A Paris, à New-York, à Londres, Hong-Kong, les banquiers, comme dans une fête païenne, se jetant par les fenêtres et s’écrasant sur les trottoirs dans une flaque de sang et de cervelle. Crac.
Je pensais à ça ce matin. Il n’y avait pas une chanson qui parlait de ça, de banquiers se jetant par la fenêtre? Je ne sais pas, je ne sais plus ou je confonds, je me confonds moi même aussi parfois.

J’ai rêvé la nuit dernière, qu’on habitait dans une tour très haute située sur une colline, un truc très laid. L’ascenseur était à l’extérieur, une sorte de benne métallique à ciel ouvert, on voyait le sol au travers du plancher je n’aimais pas ça je me disais ça va pas te plaire et la benne se balançait dans tous les sens avec le vent on manquait de tomber tout le temps, le type qui me faisait visiter me disait oh il y a des morts tous les jours mais c’est la vie. Qu’il disait. Le type qui me faisait visiter. Il y a des morts mais c’est la vie.

Je me disais non, on ne va pas venir habiter là quand même. Il y avait un énorme trou au centre de la tour. On était dans cet appartement vide et très très très haut dans cette tour sur cette colline, ah bien sûr on voyait toute la ville. Et la colline en face où il y avait des arbres.
Il y avait des passerelles chancelantes pour passer d’une tour à l’autre, très hautes au dessus du vide, oh il y a des morts tous les jours, et en même temps une autoroute aérienne passait quasiment sous nos fenêtres. Je l’ai même prise à contresens ensuite en voiture. Je n’y comprenais rien, on n’y comprend rien à ces rêves là.
J’avais écouté Monochrome Set et A Certain Ratio avant d’aller me coucher, c’était peut être pour ça. Le post-punk funky Joy Divisionesque et froid de ces derniers a peut être hanté mes rêves.

Alors voilà, la bourse s’effondre, Paris, Tokyo, New-York, Moscou, Londres. J’imaginais, dans tous ces buildings verre et acier, les hommes d’affaires en costumes sombres et cravates bleues se jetant par les fenêtres, seule solution à leur désespoir financier. Mais non rien, c’est une déception. Je pensais naïvement que les banquiers allaient choir comme le CAC 40. Que dalle.

Catégorie : Vieilleries

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