185 Rock memories XVII

4 avril 2007 Par KMS
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185 Rock memories XVII : Magazine : A song from under the floorboards (Peel session) (Album : Maybe it’s right to be nervous now 2000)

Il est peut être bon d’être nerveux maintenant…
Il y a quelque chose, dans l’air, je ne sais pas quoi, mais quelque chose, comme un cycle qui se termine, ou qui commence, quelque chose de flou peut être ces élections je ne sais pas.
Cette chanson de printemps, ça restera pour moi à jamais une chanson de printemps parce que j’avais quoi 20, 21 ans, on était en avril, les vacances de pâques et ces synthétiseurs et tout ce qui ne pourra jamais être décrit, le souvenir de ces sensations d’un après-midi à rouler les vitres ouvertes parce qu’il y avait du soleil. Je roulais seul. Je roulais si souvent seul. C’est ça la nostalgie, des boules qui gonflent à l’intérieur parce qu’on se dit j’ai fait quoi de tout ce temps. Il est peut être bon d’être nerveux maintenant.
C’est ça 81 ou 82 plus tard peut être parce que les autres écoutaient les simples d’esprit cet album où justement il y a cette chanson sur pâques, la voiture en tout cas mais j’étais seul j’allais où, je ne me souviens plus, under the floorboard peut être, dans ces désespoirs qu’on masquait par une agitation débridée noyée dans un reste d’insouciance. Fuck le monde. On aura le temps plus tard qu’on se disait. On a dû rater le plus tard. Je roulais la fenêtre ouverte dans la voiture, volume sonore élevé presque pour ne pas pleurer parfois on va dire et ce soleil…
Magazine , c’était l’album live, Barry Adamson était encore là, pas McGeoch, c’était plus tôt sûrement. Non c’est ça, je dois me tromper d’album pour les simples d’esprits, c’était plus tard la chanson sur Pâques, trop tard déjà presque, je confonds parce qu’il dit alive and kicking dans cette chanson, près de 25 ans si on avait pu comprendre là à ce moment là un jour de printemps à rouler les fenêtres ouvertes sous le soleil, je devais aller rejoindre les autres quelque part vers Melun.
Il est peut être bon d’être nerveux maintenant. C’est sur Philadelphia qu’il chante ça. Il y a dans ces synthés une nostalgie que je ne pourrais jamais décrire tant elle est complexe et enfouie trop profond et ces gens perdus de vue depuis tant d’années je me demande parfois s’ils leur restent des souvenirs de ces instants, on avait dû aller s’allonger près du petit étang. Avril. Les filles ont eu froid on est rentré dans la maison après je ne sais plus.
Il est peut être bon d’être nerveux maintenant. Il ne faudrait jamais rouler la fenêtre ouverte pour que la jeunesse ne s’envole pas dans le vent…

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Catégorie : Je me souviens, Obsessions, Vieilleries

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