778 Nuclear war (Sun Ra)

11 février 2011 Par KMS
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Sun Ra : Nuclear War (Single : Nuclear War 1982)

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Le thé refroidissait doucement, matin en lenteurs évasives. Un vieux Stranglers noir corbeau sur la platine, Nuclear device. Par associations d’idées, ressortir la guerre nucléaire de Sun Ra. It’s a motherfucker don’t you know, dehors la silhouette décharnées des arbres se découpe sur le ciel bleu et jaune pâle, they’ll blast you so high in the sky, penser que nos peurs ont évolué au fil du temps. Penser aussi qu’il faut profiter du ciel, du reste. Penser qu’on oublie trop. Remettre Sun Ra, refaire un thé, le ciel peut attendre, le reste aussi.

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Catégorie : I live in the 80's, Jazz in my pants

11 Responses to “ 778 Nuclear war (Sun Ra) ”

  1. SVP on 13 février 2011 at 9 h 40 min

    Génial, ce morceau ! Merci beaucoup pour la découverte.

  2. Frédéric on 14 février 2011 at 11 h 23 min

    Effectivement nos peurs ont changé… est-ce rassurant?… ou bien sommes-nous obligés d’évacuer d’anciennes peurs pour faire place à de nouvelles… quoiqu’il en soit ce morceau m’a bien fait rire. Je ne sais pas ce qu’ils avaient consommé, mais ils n’avaient besoin de rien pour être blasted « high in the sky »! Cette litanie planante et de mauvais gout tant ça tourne autour de « you can kiss your ass godbye », parle t-elle vraiment du nucléaire?… à voir… moi à la place de : « if they kick this button » j’entendais « if you take this pill »… La couverture est belle en tout cas… l’esprit enjoué par ce morceau je pensais à Peter Sellers brillant et irrésistiblement drôle dans Dc. Folamour et au joyeux concert d’explosions nucléaires pour clore ce film superbe. 20 ans plus tôt Kubrick produisait une œuvre autrement plus géniale et dérangeante sur le sujet. Puis parce que quand même ce champignon saturé de rouge sang me renvoyait à d’anciennes peurs, je revenais à ce génial roman de Martin Amis; London Fields. À peu près à la même année, 1989, Martin Amis créait ce qui pour moi, inconditionnel de l’auteur, est son chef d’œuvre. Dans un Londres corrompu et décadent le narrateur se débat pour survivre, entre pornographie, manipulations médiatiques, petites arnaques et florilèges superbes des différentes façons d’embrasser avec l’omniprésence de la menace nucléaire en arrière plan et la bouleversante inquiétude pour les enfants. Un regard désabusé mais plein d’humour et de tendresse pour ses contemporains. Deux ans plus tôt, en 1987, Martin Amis aura écrit plus précisément sur son « angoisse nucléaire » dans le recueil de nouvelles intitulé Einstein’s Monsters, mais ce n’était qu’une petite mise en bouche avant le brillant London Fields. Mais nous sommes loin de Sun Ra…

    • KMS on 14 février 2011 at 13 h 34 min

      London fields c’est celui qui est écrit à l’envers? (je me comprends)
      Je lui préfère L’information, pour des raisons toutes personnelles mais je suis loin de connaître tout Martin Amis.

  3. Frédéric on 14 février 2011 at 14 h 43 min

    à l’envers? pas impossible… ça fait longtemps que je l’ai lu, mais oui il y a quelque chose de déréglé avec le temps aussi… L’information est un des meilleurs romans de Amis je suis bien d’accord.

  4. niki on 25 février 2011 at 14 h 15 min
  5. niki on 25 février 2011 at 14 h 30 min

    mais pourquoi diable avoir sucré mon lien ?

    Sun Ra: A Joyful Noise, Space Is the Place etc.

    o_O

  6. niki on 25 février 2011 at 14 h 31 min

    mais pourquoi diable avoir sucré mon lien ?

    (Sun Ra: A Joyful Noise, Space Is the Place etc.)

    o_O

    • KMS on 25 février 2011 at 16 h 01 min

      Mais quel lien?

  7. niki on 25 février 2011 at 16 h 16 min

    en signature…

    que je ne sais quel filtre fasse son oeuvre, je veux encore bien. en revanche, on aura difficile de me faire croire que le commentaire puisse s’effacer après publication

  8. niki on 25 février 2011 at 16 h 20 min

    en signature…

    que je ne sais quel filtre fasse son oeuvre, je veux encore bien. en revanche, on aura difficile de me faire croire qu’un commentaire puisse s’effacer après publication

    d’autant plus curieux que l’adresse mail avec laquelle j’ai posté ce premier message ne passe plus, elle semble être elle aussi comme qui dirait bannie…

    enfin bref, bien à vous

    • KMS on 25 février 2011 at 16 h 27 min

      Il y avait des commentaires en indésirable, c’est tout. Je l’es ai débloqués.