762 Lumière (The Cure)

29 décembre 2010 Par KMS
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The Cure : The Figurehead (Album : 5ème Peel Session 1982)

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Ces fêtes en ajoutent un peu trop, elles se suffisent pourtant, sans ajouter

les aléas, ceux de la vie, ceux des vies,

à se demander si ce sont les épaules qui sont de plus en plus frêles avec les ans ou si le poids à porter s’épaissit chaque année.

(Photo ©KMS 2010)

La ville froide semblait reprendre vie petit à petit, dans l’élément liquide.

J’ai noté hier soir, comme une voix soudain sortie de la nuit,
ne pas oublier de trouver chez
les autres
le rebond
l’inspiration
une respiration
nécessaire
pour laisser
les mots sortir.
Il serait dommage.

Comme pour trouver la lumière. La troisième ampoule de l’halogène a grillé ce soir avec le variateur, la lumière faisait défaut, bricoler les fils, réaliser la connexion.

Remuer, cet après-midi, par nécessité, la poussière du temps accumulé, comme de feuilleter un vieil album photo, reconnaître les visages malgré les vies écoulées, ceux qui souriaient déjà avant le font encore. J’ai pensé ça.
Les visages.

Regarder des photos anciennes, comme d’écouter de vieilles chansons de The Cure, toujours le même effet. Sauter hors du temps. Passé nécessaire.

La lumière est trop forte sans le variateur, il faudra ajuster, tout est question d’ajustements. Le lampadaire fait comme un phare, on cligne presque les yeux. Ne pas trop en vouloir. La lumière comme le reste.

Les livres à terre me rassurent, en piles mouvantes. Sur le dessus de l’une d’elle a réapparu Espèces d’espaces, j’en ai regardé longuement la couverture hier soir,
sans même l’ouvrir,
et sentir
sous les doigts,
le grammage du papier épais,
j’ai noté,

ne pas oublier.

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Catégorie : Ecoute s'il pleut, I live in the 80's

9 Responses to “ 762 Lumière (The Cure) ”

  1. anakin on 29 décembre 2010 at 19 h 29 min

    Le sol c’est le seul endroit valable pour les livres…

    • KMS on 30 décembre 2010 at 9 h 37 min

      Les étagères c’est bien aussi parce que par terre ça n’est pas extensible, mais les piles sur le sol ça a son charme.

  2. gilda on 29 décembre 2010 at 22 h 35 min

    C’est presque amusant venant de toi, ce « trouver chez les autres » : tu es des plus inspirants. Pendant les mois où j’étais libre, vraiment libre de tout mon temps, je venais souvent écouter et lire avant de me mettre à mon propre travail. Ta façon d’offrir cette alliances de la musique et des mots ouvrait pour moi, souvent, la part studieuse de la journée.

    • KMS on 30 décembre 2010 at 9 h 34 min

      Chacun inspire chacun. On recycle plus que l’on invente.

  3. PdB on 30 décembre 2010 at 0 h 34 min

    il y a un truc, pour ce côté-ci du bazar, c’est quand le titre que tu mets est réécouté plusieurs fois, qu’il tourne, qu’il tourne… The Cure, c’est un des favoris, donc ça va, ça rappelle tellement de choses (je vois que tu as trouvé un nouveau temps, on avait le passé simple, le passé composé et maintenant on a le passé nécessaire) c’était le temps où on commençait à avoir les moyens d’aller n’importe où, de regarder un peu le monde des complets trois pièces et d’en être écoeurés (un an de gauche et on voyait les types qui devenaient exactement comme crâne d’oeuf VGE et son babar, son chien, sa femme et sa tripotée de mômes, son accordéon c’était pour tonton ses livres – on le voyait déjà, mais on le savait : on n’avait pas été danser à la Bastille tu vois, on avait préféré rester à la maison bien qu’on ait été vraiment content de voir crâne d’oeuf bijoux bokassa avions renifleurs etc etc… s’en aller la queue basse avec son « au revoir » à la France, putain) mais voilà, trente piges, le monde est beau, rien à dire, vivre, chanter, jouer la comédie, faire des films, aller, qu’il tourne, ce Cure

    • KMS on 30 décembre 2010 at 9 h 36 min

      Il y a des chansons, des albums de The Cure dont je ne pourrais jamais me passer en fait. Je n’en reviens pas vraiment souvent, que ces disques ont trente ans.

  4. Mathieu on 30 décembre 2010 at 10 h 18 min

    Ah Figurehead et cette ligne de basse de Simon Gallup … Elle est simple à jouer mais elle est d’une telle noirceur …
    Et puis la fin « I Will never be clean again ».

    Bon, je vais réécouter Pornography (quel disque !)

  5. drgbs on 30 décembre 2010 at 10 h 41 min

    ah les Cure la compil avec le pécheur qui m’a fait connaitre cet univers, cette époque des Cure (je n’ai jamais aimé après)
    c’est aussi parce que ces albums ont 30 ans qu’ils ont du charme la patine d’une époque disparue, ce tournant des années 80 où la France a radicalement changé et puis nous aussi d’ailleurs passant de l’enfance à autre chose
    une époque dont les Cure en sont la parfaite bande son

  6. Pat on 1 janvier 2011 at 12 h 04 min

    Un grand merci pour ces musiques que tu nous fais partager, pour ces mots que tu écris et qui me touchent souvent et me bouleversent parfois comme aujourd’hui.
    Pat.