751 Rien #16 (Perry Blake)

1 décembre 2010 Par KMS
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Perry Blake : Stop breathing (Album : Still life 1999)

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(Photo ©KMS 2010)

Un vieux Cave (Nick) comme une feuille de papier jaunie par le temps avec des mots que l’on n’écrirait plus. Les mots que l’on n’écrirait plus. Un film. Le mois en bascule.

Un voile gris entre les yeux et le monde. Le froid agressif à la sortie. La fatigue pesant sur les paupières c’est peut être plus de la lassitude. Des accords sur le piano. En résonances. La neige légère comme du sucre glace tombant du ciel tout l’après-midi. En duvet doux étouffant lentement les sons.

Retenir le temps. La neige toujours derrière la fenêtre. Felt. Ces fins d’années introspectives. Des choses négligées. Du désir à l’esprit.
Le tapis blanc retardant la nuit. Les halos des lampadaires en lumière fantôme, les ombres autour. Une lenteur toute en flou de bougé. Des ombres, comme si tout se ralentissait dans le mouvement. Des traces de pas s’évanouissant dans le blanc.

En rentrant dans la nuit froide, la neige sur les pelouses, les parcs, donnait l’illusion d’un monde apaisé et silencieux. En retenant son souffle pour ne rien déranger.

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Catégorie : 'til 1999, Rien

4 Responses to “ 751 Rien #16 (Perry Blake) ”

  1. PdB on 2 décembre 2010 at 12 h 07 min

    Moi, je trouve toujours (très souvent peut-être seulement, tu sais comme ça passe…) tes « rien » vachement bien KMS…

    • KMS on 2 décembre 2010 at 13 h 07 min

      J’ai toujours pensé que j’étais bon à rien…

  2. anakin on 3 décembre 2010 at 11 h 17 min

    De tout ces rien qui feront un tout.
    Ravi de réentendre ce Blake qui n’a rien d’un roc derrière sa voix.

  3. Frédéric on 28 février 2011 at 16 h 17 min

    Rien… voilà un beau projet… rien… oui, s’exiler de cette folle agitation… ne plus produire alors qu’il n’est question que de ça, ne plus conquérir… rien… le silence est tellement plus beau que tout ce que l’on peut produire (je devrais me taire à ce point… et laisser la place aux points de suspension… ) et puis le silence est tellement ouvert… ouvert aux autres… ouvert à tous les possibles…

    Nous nous promenions avec M. cette semaine dans la montagne au dessus du village… il était venu de Paris passer une semaine… il faisait étonnamment doux pour un mois de février… à tel point que certains arbres s’y trompaient et fleurissaient comme au printemps… je les photographiais alors que M. me parlait des Ames mortes et de Gogol… Sa fin de vie tragique… son projet qu’il détruit… son refuge dans le mysticisme… son refus d’écrire car la littérature éloigne les gens de l’essentiel… la Terre…

    M. est rentré à Paris… le temps se couvre mais la maison est toujours ouverte à la douceur de ce mois de février… hier j’ai ouvert un de mes manuscrits… quelques pages me touchent encore… on y met tellement de soi… mais tout ça est loin…

    Rien… oui… partager avec ceux que l’on aime… qui écrivait cette si belle et définitive chose? : il ne restera de nous que le souvenir que nous aurons laissé dans le cœur de ceux que nous avons aimés…

    Merci pour les moments d’émotion partagés ici… cette musique, ce rien, m’ont emplis…

    En échange, puisqu’il s’agit d’échange…