225 Back to Berlin

4 juillet 2007 Par KMS
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225 Back to Berlin : Lou Reed : Caroline says II + The Bed (AlbumBootleg : St Ann’s warehouse Brooklyn 14 dec 2006 )

   


I know Lucifer so well I call him by his first name.
I say Hey Lou !!!

Lou.
Lewis Alan. Dit Lou.
Lou Reed. 65 ans.
Un des plus belles têtes de con du rock.
Et Berlin. Cette tranche de rancoeur aux asticots comme disait Lester Bangs.
Caroline disait : « C’est vrai cette histoire sur les enfants qui pleurent? ».
Forcément tout est vrai.
On ne juge sévèrement que ce qui nous touche, que ce que l’on aime. Pour le reste l’indifférence suffira bien.
D’où la phrase laconique avec laquelle je résumais le concert Parisien du Berlin tour. Et les commentaires sur lesquels d’autres ont rebondit pour évoquer ses albums live.
Par curiosité j’ai cherché l’enregistrement d’un concert de ce Berlin tour. Pour voir. Pour entendre surtout. Si Paris était un faux pas.
Celui du mois de décembre à la St Ann’s Warehouse de Brooklyn (concert à charger), le premier donné, est bien différent de ce que j’ai pu entendre au palais des congrès.
Déjà, même si elle est là, au coté d’Anthony Hegarty, on n’entend pas la choriste horrible que je tiens pour responsable d’au moins un tiers du naufrage. Les choeurs des enfants restent beaucoup plus discrets et n’interviennent qu’à bon escient. Le mini orchestre joue de manière plus subtile. Même Steve le Chasseur se la joue moins rock’n roll animal
Là on entend un Lou posé, concerné par le sujet ce qui n’était pas le cas à Paris. Un Berlin plus retenu, plus émouvant. Sur le fil, en équilibre précaire.
Malgré le son un peu boueux, ou peut être à cause, on entend un beau Berlin, touchant, émouvant, pas dénaturé par tout ce que je reprochais au concert Parisien.
On retrouve même dans certaines chansons, la beauté vénéneuse du Berlin d’origine.

J’aurais aimé entendre un tel Berlin. Pas un Berlin de bal du samedi soir. Un Berlin un peu usé certes, un peu fatigué, un Berlin qui a pris plus de trente ans de rides dans la gueule mais un Berlin qui fait vibrer. Pas un Berlin clinquant comme des guirlandes de noël. J’aurais juste aimé qu’il le joue comme ce soir de décembre. Comme le dit si bien Lou lui même à la fin de Street hassle : you know it’s called bad luck.

(et il chante Sweet Jane en rappel tout seul)(sans le pont heavenly wine and roses cela dit ce qui est un scandale)(il laisse juste Candy Says à Anthony mais c’est logique)
(Peinture sur pochettes de David Scrima)

Catégorie : Obsessions, Vieilleries

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