745 Les samedis musicaux baclés #35 (The Associates)

13 novembre 2010 Par KMS
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The Associates : A Girl Named Property (Album : Fourth drawer down 1981)

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Il devait certainement souffler un drôle de vent sur l’Ecosse à la fin des années 70, début des années 80, pour y avoir vu l’éclosion de tant de groupes essentiels.

Le duo regroupant Billy MacKenzie et Alan Rankine, associés au sein des Associates (ah ah) en fait partie avec leur new wave post punk, ayant emprunté une certaine emphase chez les Sparks dont ils reprenaient d’ailleurs la formule du duo, et qui débouchera sur les nouveaux romantiques dont le souvenir de certains groupes fait encore frémir. The Associates sera également une des inspirations premières de Tears for Fears.

Les premiers singles du groupe que l’on trouve dans le quatrième tiroir en bas de cette compilation, reflètent également l’influence de Siouxsie and the banshees et des albums berlinois de Bowie. Le premier singles des Associates étant justement une reprise de Boys keep swinging.
On pense souvent à un mélange réussi entre les Cure, les Sparks avec Scott Walker en invité auquel la voix extraordinaire de MacKenzie fait penser.

Après quelques succès et un deuxième album brillant, The Associates vont se déliter en raison de tensions entre les deux. Alan Rankine quitta le groupe en 82 pour une carrière solo, MacKenzie conservant le nom de The Associates mais le son du groupe ne fut plus jamais le même et sombra lentement dans l’oubli.

La carrière de MacKenzie se termina tristement en 1997 lorsqu’il se suicida par une overdose de médicaments deux mois avant ses quarante ans.

Robert Smith lui rendit d’ailleurs hommage après sa mort, plein de regrets dans Cut Here, Too much rush to talk to Billy …, ainsi que Siouxsie avec ses Creatures dans Say, I heard the news today, Billy’s gone away…

Pour la petite histoire, Billy MacKenzie tout le monde (enfin…) le connait sans le savoir. Il est en effet le William de William, it was really nothing des Smiths. Morrissey, secrètement un peu amoureux de McKenzie avait rêvé de Billy lui rendant visite son appartement et lui piquant un de ses bouquins sur James Dean (même si la chanson raconte l’histoire d’une grosse fille qui demande un garçon en mariage)(1).

L’histoire ne s’arrête d’ailleurs pas là puisque qu’après le suicide de MacKenzie, lors de la sortie d’un album posthume, l’on découvrit sa réponse à Steven Patrick dans Stephen , you’re really something (Spotify).

Trente ans plus tard il reste cette compilation de singles absolument culte et essentielle ainsi que deux albums (The affectionate punch et Sulk) qui ne le sont pas moins. Et maintenant, à chaque fois que vous entendrez William, it was really nothing, vous aurez une pensée pour Billy MacKenzie. C’est déjà ça.

(Je n’avais pas lu la critique de Popnews (en lien dans l’en-tête) avant d’écrire ces lignes mais on y dit à peu près la même chose)(ça ne fera que confirmer que cet album est essentiel)

(1) : Source : Simon Goddard : The Smiths, Songs that saved your life

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Catégorie : 1981, I live in the 80's, Samedis Musicaux

2 Responses to “ 745 Les samedis musicaux baclés #35 (The Associates) ”

  1. Mathieu on 16 novembre 2010 at 20 h 53 min

    Ah bah, je ne le connaissais pas non plus celui-là. Très post-punk effectivement (la basse !!), mais il y a quelque chose en plus dans la voix, je trouve.
    Encore un de ces disques que je prendrais si je le trouve en vinyle, un jour en chinant …

    • KMS on 17 novembre 2010 at 8 h 54 min

      Celui là où les deux premiers albums n’hésite pas une seconde si tu les vois.