276 Moon’s milk

7 novembre 2007 Par KMS
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276 Moon’s milk : Coil : Amber rain (Album : The Ape of Naples 2005)

Bien souvent, pour ne pas dire tout le temps, je n’aime pas décrire la musique. C’est sûrement une lacune. Il faudrait des mots, évocations, images, histoires, anecdotes, afin de donner envie de l’écouter, afin de s’y retrouver.
Ce disque là est hanté et habité. Hanté par la prémonition de la mort de Jhonn Balance peu de temps après l’enregistrement de cet album. Habité par une âme et une beauté singulière. Pour évoquer ce genre de beauté un peu fermée, qui ne laisse pas découvrir comme cela, j’ai tendance à me souvenir d’un passage du buveur de lune de Göran Tunström, Aimer ce qui est déjà beau est un art facile. Exiger de la pierre une seule goutte de lait est autrement plus compliqué.
Elle peut s’appliquer à beaucoup de musique cette phrase, ou plutôt à beaucoup d’oeuvres d’une manière générale. Cocteau avait eu une phrase de ce style sur la beauté des toiles de Picasso mais je suis incapable de m’en souvenir (en gros Cocteau disait de Picasso qu’il inventait une beauté qui n’existait pas encore).
Mais disons que dans le cas de Coil il y a un hasard qui prête à sourire puisqu’un de leurs albums s’appelle Moon’s milk in 4 phases. La pierre, le lait, la lune on s’y retrouve et justement cette chanson évoque plutôt un clair de lune sépulcral sur un cimetière gelé qu’une prairie ensoleillée.
Même si finalement, la musique de ce disque magnifique est bien plus conventionnelle que ce que je veux en dire. La beauté qui s’en échappe, peut être un peu moins. Mais je n’aime pas décrire la musique. Là, je voulais juste qu’on l’écoute, en attendant que j’ai quelque chose à raconter…

NOTA : Si par hasard il y a des amateurs, je ne suis pas certain que cet album soit trouvable ailleurs que chez Threshold House ce qui est quand même malheureux…

Catégorie : Vieilleries

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