736 Piano (Bobo Stenson trio)

20 octobre 2010 Par KMS
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Bobo Stenson Trio : M (Album : Cantando 2008)

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Les soirs ces jours-ci, ça commence à faire, le froid, la fatigue, l’automne, la lassitude, va savoir, je n’arrive à écouter que du piano. Comme si je ne supportais plus la/les parole(s). Juste du piano. Comme si cela me lavait des scories de la journée.

Le jeu du blanc, du noir. Le jazz Scandinave est parfois un peu comme le silence, le froid sûrement. Ou le vent de l’hiver. C’est peut être pour cela que la contrebasse remarquable d’Anders Jormin gronde comme un poêle surchauffé. Une musique d’air, d’eau, de terre. Au son très pur, très clair, un peu froid, très ECM, qui va si bien avec les notes jouées ici.

De la musique comme du silence. Ça demande parfois, un peu de concentration le silence. Il faut se poser pour l’entendre. Arrêter le temps. Pas la peine de le perdre sinon.
S’arrêter quelques minutes. Peu le feront. Pour un peu de silence, à peine troublé. Si peu et si longtemps à la fois.

(On peut écouter l’album en entier sur spotify avec du Don Cherry, de l’Alban Berg, du Coleman…)

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Catégorie : Ecoute s'il pleut, Jazz in my pants

5 Responses to “ 736 Piano (Bobo Stenson trio) ”

  1. Bishop on 21 octobre 2010 at 11 h 30 min

    Très bon choix. Le contexte est parfait pour s’arrêter quelques minutes j’ai envie de dire, surtout avec une très belle journée bien froide.

    • KMS on 21 octobre 2010 at 13 h 49 min

      Il faudra que j’ajoute le lien spotify, tout le disque est comme cela, parfois plus aventureux, plus exigeant (un morceau d’Alban Berg), mais tout aussi beau et dépouillé.

  2. Bengalolo on 21 octobre 2010 at 13 h 37 min

    Bien vu le coup du son ECM

    • KMS on 21 octobre 2010 at 13 h 47 min

      Disons que c’est le style de musique et de jeu parfait pour le son ECM, en même temps ce n’est pas par hasard s’ils sont chez eux et/ou inversement.

  3. PdB on 21 octobre 2010 at 22 h 55 min

    tu vois, j’adore ce morceau, j’adore le piano et tu as raison, c’est typiquement l’instrument, le son, la musique dont on a besoin, comme l’orgue va avec l’église, le piano va avec la nostalgie, la mélancolie, l’automne, le vent et un peu de pluie, mais aujourd’hui, il faisait beau, aujourd’hui, sur les tréteaux il y avait M. dans sa boîte, demain on posera ses cendres sur la plage, comme il le voulait, c’est plutôt sympa comme fin, rejoindre les dauphins et l’océan, c’est plutôt triste comme histoire, mais qu’est-ce qu’on peut faire, c’est comme ça, parfois les choses arrivent, tu vois, ce type-là je ne le connaissais pas, voilà qu’il expose ses dessins, travaux, dans une épicerie italienne, voilà, et puis de fil en aiguille on pourrait dire si on n’avait pas peur de ces clichés, voilà qu’il s’installe, on l’aide pourquoi non, on l’aide puisqu’il est malade, la complète, puisqu’il survit, on l’aide il n’y a pas de raison, on lui achète deux tableaux, sans un mot fou de vous, on le revoit à l’anniversaire de son père et de sa soeur, le voilà, on le raccompagne en voiture, laissez moi au coin, d’accord, je vais marcher, d’accord, il suffit de passer le pont, tu es sûr ? oui,laissez moi, c’est juste de l’autre côté, d’accord, voilà, on s’en va, on va boire un verre de vin, deux heures du matin gare de l’est, on parle, voilà, le monde, l’automne, voilà, un autre jour, avec son fils, avec sa fille, un an plus tard, j’adore le piano, j’adore la musique, même celle de cet orgue, même si l’homme chante des chansons un peu, comment dire, idiotes ? bah, qu’est-ce que ça fait, c’est de la musique, alors voilà, oui, le soleil la pluie, le monde et le vent et demain sur l’écume des vagues, sur l’eau, salée, demain loin de la plage, au loin à l’horizon s’envoleront…