298 Going going gone

23 décembre 2007 Par KMS
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298 Going going gone : Television : Elevation (Album : Marquee moon 1977)

Cela faisait longtemps que je voulais faire ça. Pour une fois j’avais le temps, alors samedi après-midi, j’ai fait ma propre compilation de Bob Dylan (tout ceci est très égocentré : Ma compil de Mes chansons préférées). Naïvement je m’étais fixé deux cd’s. Ma sélection en remplissant quatre il a fallu faire des choix. Plus ou moins terribles (limiter les Basement tapes au seul I’m not there…) . Pour finir par ne remplir que trois cd’s à ras bord avec 51 chansons (pour les curieux : CD 1, CD 2, CD 3).
Impossible de faire moins. 50 chansons c’est un bon chiffre et un bon objectif à atteindre pour de futurs compilateurs. La 51ème, Father of night, et ses 1m29s, permet de compléter habilement un des disques. Sans surprise, seules quatre chansons datent d’après 1977… malgré quelques regrets comme Cold Iron Bounds laissé de coté, que reprend magnifiquement Tom Verlaine (de Television)(et puis Tom Verlaine pour illustrer un type qui vénère Rimbaud…) sur la B.O de I’m not there.

C’était un week-end Dylanien. Ou bien c’était seulement histoire de finir l’année comme on l’avait commencée, mais on est allé voir I’m not there de Todd Haynes sur les grands boulevards cet après-midi. Le film est certainement trop un jeu de piste pour initiés (je ne peut que renvoyer à la belle analyse de François Bon), mais il y a cette scène où j’ai senti tous les poils de mon corps se dresser dans un grand frisson, lorsque le petit noir qui joue Dylan jeune, découvre dans le journal que Woody Guthrie est hospitalisé et saute du train dans cette campagne jaune et verte pour le retrouver à l’hôpital où il lui joue silencieusement de la guitare en pleurant, pendant que l’on entend en fond sonore, le vrai Dylan chantant Blind Willie McTell (qui fait partie des quatre chansons d’après 77…).
Comme celle également, où Charlotte Gainsbourg/Sara va chercher les enfants au parc pendant que Dylan chante A simple twist of fate… Et puis aussi, une Cate Blanchett étonnante en Dylan circa 65/66, avec un mimétisme remarquable allant jusqu’aux ongles longs et jaunis de nicotine et les mimiques du Dylan de Don’t look back.

(But I’m not there, I’m gone… pour quelques jours… le temps d’une semaine de musique…)

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Catégorie : Obsessions, Vieilleries

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