602 Mes albums de la décennie #8 (Blonde Redhead)

5 décembre 2009 Par KMS
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Blonde Redhead : Hated because of her great qualities (Album : Melody Of Certain Damaged Lemons 2000)

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Photo Hrvé Le GallQue l’on soit bien clair dès le départ, il ne faudra pas attendre de ma part une quelconque objectivité face à un groupe dont la chanteuse/guitariste/bassiste/pianiste est une fine et jolie Japonaise jouant sur scène dans des robes (très) courtes, évasées dans le dos et dont les bretelles tombent régulièrement dévoilant ses épaules. Ce préambule purement musicologique paraissait hautement nécessaire.

Pourtant je n’avais aucune idée à quoi ressemblait Kazu lorsque j’ai acheté cet album à la pochette rouge et noire un peu inquiétante. Je me souviens avoir hésité plusieurs fois avant de l’acheter alors qu’on me l’avait pourtant hautement recommandé. Quelque chose dans ce rouge et ce noir qui me retenait sans trop savoir pourquoi. Je l’ai finalement beaucoup plus écouté à partir de 2002. Un des albums que j’ai installé dans mon tout premier lecteur mp3, avec l’album des Modern Lovers, c’est toujours étonnant de voir comme certains détails restent. Un album qui a accompagné longtemps mes marches solitaires.

Bien sûr, à partir de cet album la musique de Blonde Redhead sera moins aventureuse que précédemment (In an expression of the inexpressible étant probablement ce qu’ils ont fait de mieux) , et l’influence Gainsbourienne se fera nettement plus sentir (une reprise de Slogan sur un EP sorti peu après cet album (ou avant j’ai oublié); l’excellent Misery is a butterfly), mais elle n’en est pas moins belle surtout sur celui-ci.

Il a d’ailleurs un parfum particulier ce disque, celui du vent chaud au bord de la mer, celui des filles graciles qui marchent prestement sur les trottoirs de Paris l’été, celui du soleil dans les yeux parce que oui, les rayons du soleil dans les yeux ont un parfum, celui aussi des interrogations sans réponse, celui des doutes, celui des errements brumeux.

La musique de Blonde Redhead a aussi un coté charnel et il n’est pas dû qu’à la présence de Kazu, un coté charnel et épidermique (c’est aussi ce que disent ceux qui sont allergique à la voix de Kazu) qui éveille des envies.
Pour la petite histoire, le groupe tire son nom d’une chanson de DNA, groupe phare de la no-wave New-Yorkaise, et ça c’est quand même sacrément classe.

(La (très) belle photo de Kazu a été prise par Hervé Le Gall qui je l’espère ne m’en voudra pas de lui avoir empruntée (et on cliquera dessus pour la voir en plus grand))

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Catégorie : Music of my mind

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