678 Couloir (Wooden Shjips)

28 avril 2010 Par KMS
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Wooden Shjips : Start to dreaming Album : Vol. 2 2010)

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Get your motor running, head out on the highway…
Le soleil n’y est certainement pas pour rien, Born to be wild dans la tête ce matin au bureau où il a fallu courir toute la journée. En aller-retour incessants dans le couloir. Born to be wild après va savoir pourquoi, comme si je le sentais avant même d’arriver.

Avec le désir de revoir vite Easy Rider, ce vieux film avec Peter Fonda et Dennis Hopper qui l’a réalisé. Revoir ce film avant qu’il ne meure Dennis…

Easy Rider, il faudra raconter l’histoire de cette fille qui avait l’affiche du film grand format sur les murs de sa chambre il y a si longtemps. Prendre le temps de ça ou le voler ça sera peut être la meilleure manière de le trouver.

Get your motor running, head out on the highway…
La bande son était là avant le film, bien avant, l’affiche aussi. On avait pu le fantasmer tranquillement. C’est quelque chose qui se perd. Le fantasme. Quand on a tout à portée de la main avec Internet. Le fantasme…

Courir toute la journée. Il y a toujours quelque chose qui finalement empêche de laisser courir tout ce cirque au lieu de courir après. Un vieux reste de conscience, accroché à l’intérieur, des couches d’éducation finalement indélébiles. On garde ça au fond comme de vieux pavés. Le truc qui plombe un peu mais fait tenir à la route.

Easy Rider on en était loin pourtant aujourd’hui. De toutes ces hippies aux seins nus, de la drogue, des choppers de Hopper et Fonda, de toute cette liberté ou ce sentiment de pseudo liberté du film, de la Rolls Royce de Phil Spector, de l’avocat alcoolique joué par Jack Nicholson.

Get your motor running, head out on the highway…
Easy Rider était loin mais j’entendais les guitares entre mes aller-retour dans le couloir, le pas calé sur le rythme lourd de l’intro. C’est toujours ça le truc de toute manière, le truc qui sauve la journée. Les guitares. Un peu grasses, un peu collantes. La grosse basse aussi. On le tournerait maintenant Easy Rider, on pourrait remplacer Steppenwolf par Wooden Shjips. Ça collerait. Surtout quand le groupe tourne la poignée de l’accélérateur.

Get your motor running, head out on the highway…
Easy Rider, toute la journée, en désir léger et obsessionnel. Comme si, dans mes aller-retour dans le couloir, je chevauchais un des choppers du film…

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Catégorie : Ecoute s'il pleut

8 Responses to “ 678 Couloir (Wooden Shjips) ”

  1. Mathieu on 29 avril 2010 at 7 h 49 min

    Rhaa ouais les Wooden Shjips, il faut que j’écoute ce Volume 2 !!
    Volume 1 était énorme et Dos l’un de mes albums préférés de l’année dernière.

    • KMS on 29 avril 2010 at 9 h 03 min

      Il est très très bien le Vol.2, je le trouve même meilleur que Dos.

  2. Benjamin F on 29 avril 2010 at 10 h 48 min

    Je me doutais bien que ton tweet d’hier déboucherait sur un article sur Easy Rider :) Pas encore écouté non plus le Vol. 2, mais comme Mathieu je trouve le 1 déjà énorme.

    • KMS on 29 avril 2010 at 11 h 32 min

      J’en reparlerai d’Easy Rider (quand je l’aurais revu), mais Wooden Shjips ça va aussi bien avec que Steppenwolf.

  3. PdB on 29 avril 2010 at 17 h 35 min

    Il finit trop mal, ce film, pas qu’on ne l’aime pas pour ça, mais il finit trop mal, je me demande si l’autre du même moment « Point Limite Zéro » ne lui ferait pas écho, comme ça, pour dire cette horreur de se voir confronté à la connerie ambiante : c’est vrai, le plomb reste là pour nous coller au truc, et faire en sorte qu’on y aille, les choses à faire, les rendez-vous, les mails, les réunions, les cheveux coupés en 4, je me disais hier en me levant à six comme d’hab que la plupart du temps, si tu te lèves, c’est quand même pour aller bosser, et la perspective de cette journée passée à bosser aurait plus tendance à te motiver à rester encore une demi-heure, trois quarts d’heure à buller, un peu comme ça, et puis non, ça revient, l’envie et puis aussi la joie des autres, ça ne peut pas nuire, et puis le rire des jeunes gens, comme des cons dans la rue, défoncés (que des mecs, évidemment putain), et puis le sourire des vieux qui passent, la haine des autres, la détestation pour les ordures qui font du tourisme dans l’empire du milieu, et celle aussi pour les fumiers qui ont des objectifs, style 30000 tous les ans, l’ignominie de cette société, l’horreur de cette vie où les uns profitent des autres, cette vie, là, celle qui tire sur les motards tu vois, ou celle qui fait que Louise et Thelma s’envolent au dessus du grand canyon, non, se lever c’est pour se battre, putain, et ces ordures n’auront pas raison (« cette machine tue les fascistes » hein, pour la guitare)

    • KMS on 29 avril 2010 at 18 h 34 min

      Ouais Vanishing Point, j’y pensais aussi hier, il faut que je le revoie aussi. Je ne peux les dissocier ces deux là même si Vanishing point est différent et un peu plus tardif (de mémoire).

  4. PdB on 29 avril 2010 at 20 h 14 min

    ouais, 69 pour les motards, 71 pour la Dodge guidée par Super Soul, dj ‘aveugle… (je crois qu’il doit avoir assez mal vieilli tu vois : tu me diras si tu le revois…)

    • KMS on 29 avril 2010 at 21 h 05 min

      C’est devenu super culte, Primal Scream a même fait un disque qui s’appelle Vanishing Point et tourne autour de l’histoire du film (j’en causerai un jour).
      Ça a sûrement vieilli mais Easy Rider a vieilli aussi.