618 Mes albums de la décennie #24 (L’Altra)

23 décembre 2009 Par KMS
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L’Altra : Certainty (Album : In the afternoon 2002)

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« J’ai pris ce disque aux coquelicots par hasard ce soir. Surtout parce qu’il était rangé près du Cold House de Hood, qui est un vrai disque d’hiver, pour demain dans la voiture, sous le ciel gris de décembre et je n’aime pas ce mois qui me fait vieillir et ses fêtes qui ne m’amusent plus. J’avais oublié qu’il était si beau ce disque. Ou sa beauté se découvre peut être uniquement certains jours, alors qu’on l’avait oublié depuis longtemps sur l’étagère, au milieu des autres, et je pensais aux disparu(e)s, aux oublié(e)s aujourd’hui. Un peu comme ces fleurs qui ne fleurissent que tous les quatre ans ou quand elles veulent. Il y a des beautés qui s’épanouissent dans la rareté…

[...] Je n’ai pas de rigueur. Je n’ai pas de constance. Je préfère fermer les yeux sur de la musique aux coquelicots. Avec cette petite tristesse impuissante. Fermer les yeux. C’est tout. »
KMS décembre 2006

Se dire qu’il y a des disques avec des histoires. Se dire qu’il y a des histoires que l’on ne raconte pas. Il semble que ce disque sorte régulièrement de sa tanière en décembre, étonnant pour un disque aux coquelicots mais avec les ans ensuite on prend le contre pied des choses parfois. Il y avait du brouillard ce matin et de l’eau sur le sol de la salle de bain, en réécoutant ce très beau disque.

Se dire qu’on irait bien marcher sur une plage hivernale et déserte, regarder les vagues remuer l’écume comme ce disque remue quelque fois des souvenirs It really do something to me. Sentir le vent sur le visage avec cette légère bruine qui fouette le visage, le bruit des vagues, les pas laissés derrière soi sur le sable. Se dire que c’est à cause de la flute délicate à la fin de Certainty, working for wages, ou quand la trompette vient prendre le relais. Se dire que c’est la faute au violoncelle sur Way Out ou sur le magnifique Goodbye Music aussi, le violoncelle c’est un des instruments les plus tristes au monde.
Se dire que les chansons parfois, elles et moi, on se comprend. C’est pas si facile.

Se dire que c’est un disque que l’on écoute comme on lit une vieille lettre retrouvée au fond d’un tiroir.
Se dire aussi que s’il y a bien une chose que l’on perd au fil des ans ce sont les certitudes. La seule qui reste à la fin, c’est celle de ne plus en avoir.

in a certain point, certain way, it’s certainty in decline, in decline

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Catégorie : Music of my mind

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