619 Mes albums de la décennie #25 (Wilco)

26 décembre 2009 Par KMS
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Wilco : Radio Cure (Album : Yankee Hotel Foxtrot 2002)

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Vic Chesnutt est mort. Le jour de noël. Suicide. Triste nouvelle.


En 2002, lorsque cet album est sorti, il y avait quelque chose dans ces chansons qui collait avec l’été de cette année là, un peu fou si ce n’est plus. Il y avait dans la voix un peu brisée de Jeff Tweedy, des fragments des émotions irréelles de cet été là.

J’avais écrit à cette époque, quelques lignes sur cet album, mais la mémoire d’internet n’est pas aussi infaillible que l’on voudrait bien le faire croire. Les lignes et les mots ont disparu.
Je me souviens avoir trainé avec moi, comme un boulet, quelques unes des paroles de cet album durant les années qui allaient suivre. Des histoires de distance et d’amour qui n’avait rien à voir, de réservations inexistantes, de tentatives pour briser des coeurs, d’étoiles qui sont des soleils mourants et de cendres du drapeau Américain qui sonnaient comme les fantômes du 11 septembre qui était encore bien proche, de voix qui s’échappent pour chanter des chansons tristes.

Il y a ensuite le mythe autour de ce disque, finalement un peu perdu dans le temps. Il devait sortir chez Reprise au départ, mais comme disait Zappa à propos de sa propre musique, les cadres de chez Warner/Reprise trouvaient que l’album avait no potential commercial. Pour le sortir, le groupe a été obligé de le racheter $50 000 à sa maison de disque. A l’origine, la sortie de l’album était prévue le 11 septembre 2001.

Une semaine plus tard, en avance sur son temps, le groupe mettra l’album en écoute en streaming sur son site. Ce qui fait que lors de la tournée de fin 2001, le public connaissait déjà par coeur les chansons de l’album qui n’était toujours pas sorti. Ce n’est qu’en 2002 que Nonesuch finit par le sortir. Entre temps, Jay Bennet aura quitté le groupe (ou se sera fait virer suivant les versions) et mourra en mai 2009.

Les chansons de disque laissent entendre, en arrière plan, comme un message codé, peut être ce Yankee Hotel Foxtrot répété à la fin de Poor Places, semblant annoncer la fin d’une époque ou en tout cas une suite où plus rien ne sera comme avant.

Les chansons tracent parfois des droites vers le ciel, des droites avec lesquelles on essaye de se trouver des chemins parallèles. Pour ce disque là, c’est comme si elles avaient déjà été toutes tracées dès le départ. Il n’y avait qu’à se laisser porter dans le sens du vent, sans trop faire d’effort. La question n’étant pas de savoir si c’était une bonne direction, c’était juste celle que l’on voulait suivre ces années là.

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Catégorie : Music of my mind

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