647 Rien #4 (Bedhead)
Bedhead : The Rest Of The Day (Album : Bedheaded 1996)
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©Photo KMS 2009
« Dans les cafés je me souviens de mes rêves, un no man’s land en suscite un autre; je me souviens d’un à l’instant, mais non, je me rappelle seulement que j’ai dû rêver quelque chose de merveilleux et qu’à la fin je me sentais comme expulsé (ou m’en allant, mais sous l’effet d’une contrainte) du rêve qui restait irrémédiablement derrière moi. Je me demande même si une porte ne se fermait pas dans mon dos, je crois bien que si; en fait il s’établissait une séparation entre ce que je venais de rêver (parfait, sphérique, achevé) et le présent. Mais je continuais à dormir, l’expulsion et la porte qui se ferme, je l’avais aussi rêvée. Une certitude unique et terrible dominait cet instant de transition à l’intérieur du rêve je savais que cette expulsion comportait irrémédiablement l’oubli total des merveilles passées. »
Julio Cortazar : Marelle





Titre MAGNIFIQUE de Bedhead. Quel bonheur de le réécouter là, en fin de soirée… Merci.
Je trouve qu’on en parle pas très souvent de Bedhead, alors du coup… (en même temps je n’en parle pas)(mais on peut l’écouter ce qui est bien mieux)(même si pas grand monde ne le fait).
Je découvre. Belle ambiance.
J’aime bien la prise de son ; Ça suinte bien le studio
Les 3 albums sont indispensables (je dis ça je dis rien).
il a un vague goût de lou reed, le morceau, c’est bien, très bien même – et le texte de cortazar est chouette aussi (il s’y entend toujours pour nous faire douter de la réalité de ses rêves celui-là, et c’est vachement bien aussi – ça fait juste un super bon moment -merci encore- on le dit pas à chaque fois mais bon t’as compris
Marelle est un livre assez extraordinaire. Avec ses deux modes de lectures, linéaire ou non.