505 Bleu profond (Jeniferever)

6 mai 2009 Par KMS
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Jeniferever : Concrete and glass (Album : Spring tides 2009)

La pochette est ratée. J’imaginais des abstractions maritimes tempétueuses et hivernales, des bleus sombres et des vagues noires profondes et envahissantes. Un mélange de Soulages, de Zao Wou Ki avec des touches de Nicolas de Stael. Et du bleu. Du bleu froid, sombre et profond, traversé de fulgurances blanches, comme des éclairs de lumière. La musique c’est aussi les yeux.

La pochette est ratée. C’est dommage. Ca doit être l’album le plus écouté depuis deux mois. Comme une obsession. Ca faisait longtemps, des répétitions comme cela. Sûrement parce que ça touche un point sensible quelque part. Pourtant on pourrait y trouver autant de qualités que de défaut c’est selon. Un groupe au nom d’apprentie coiffeuse peroxydée. On ne fera pas l’article. Mais voilà.

Ca tient à l’hiver même si ce sont les marées de printemps. Ils sont Suédois ça peut expliquer. Ca tient aux ciels gris en mouvement, ça tient au vent, surtout au vent, celui qui fait voler en arcs brisés les sacs plastiques entre deux immeubles. Ca tient à ça. A L’Altra aussi. A d’autres choses enfouies. Ca ne s’explique pas. Ca ramène des souvenirs non vécus.

Pour un peu je ne voudrais même pas le partager celui là. Tant que je n’ai pas compris ce qu’il éveille au fond. Ces vibrations sous-cutanées.
Il manque juste cet océan transfiguré en traits bleus et matière noire sur la pochette.

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Catégorie : Music of my mind

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