635 Les samedis musicaux #12 (Julie Driscoll & Brian Auger)

23 janvier 2010 Par KMS
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Julie Driscoll Brian Auger & The Trinity : When I was a young girl (Album : Streetnoise 1969)

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Julie, je l’ai connue Tippett avant de la connaître Driscoll. Il a fallu des années avant de l’écouter sous son nom de jeune fille. Tippett parce qu’elle a épousée le pianiste Keith Tippett il y a bien longtemps. Un pianiste de jazz expérimental, que l’on peut entendre sur les Lizard et Islands du King Crimson de mes 15/16 ans. Pas hier. Qui fait maintenant des concerts solos sur piano préparé absolument superbes (on en reparlera un jour).

A partir du moment où elle a été mariée à Keith Tippett, Julie Driscoll n’a pas seulement changé de nom, elle a aussi fait évoluer sa musique vers des versants beaucoup plus jazz (voire expérimentaux) que précédemment, lorsqu’elle était plutôt une chanteuse de folk/blues au sein du groupe de Brian Auger.

On est en Angleterre, dans les sixties, Brian Auger fait évoluer son jazz (John McLauglin a fait partie de son premier groupe) vers des sonorités plus commerciales, propre à l’époque, une sorte de blues Anglais teinté de folk, frisant parfois dangereusement avec le progressif qui n’était encore qu’en gestation.

La chance de Brian Auger est d’avoir su recruter la jolie Julie Driscoll comme chanteuse. Si sa musique était loin d’être très originale, ni parfois même très passionnante, la voix de Julie Driscoll était comme le faisceau d’un projecteur trouant les ténèbres. Une voix évoquant Joni Mitchell sur les morceaux plus folk, et tutoyant les sommets de Nina Simone sur les blues, comme sur cette chanson lente, un traditionnel, chantée également par une certaine… Nina Simone (vidéo pour écouter sa superbe version)(et plus récemment par Feist (vidéo) mais un peu (sic) à coté de la plaque).

Là où Nina Simone ne force pas, impressionne par sa justesse, et vit littéralement l’histoire de cette fille perdue, Julie Driscoll dans toute sa blancheur de peau et sa jeunesse, va chercher au fond d’elle même l’émotion nécessaire pour raconter cette histoire tragique qui n’est pas la sienne. Même si l’orchestration de Brian Auger est terriblement datée sixties (ce son de B3…), la voix de Driscoll transcende la chanson, particulièrement dans la partie centrale où elle pousse sa voix et peut difficilement laisser indifférent.

Julie Driscoll quittera le groupe de Brian Auger en 1969 (qui donne encore des concerts à plus de 70 ans…), Streetnoise qui contient également une très belle version du All Blues de Miles Davis (et aussi une reprise du Take me to the water de … Nina Simone) restera probablement leur plus belle réussite. Rien que pour cette version de When I was a young girl…

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Catégorie : Samedis Musicaux, Sexties

6 Responses to “ 635 Les samedis musicaux #12 (Julie Driscoll & Brian Auger) ”

  1. benito on 24 février 2010 at 17 h 14 min

    coucou

    je voulais juste te signaler qu’avec Firefox; les fichiers mp3 ne sont pas écoutantes. (le bandeau d’écoute n’apparaît pas). Avec internet explorer, ca marche…

    :/

  2. KMS on 24 février 2010 at 18 h 08 min

    Ah mais moi avec Firefox ça fonctionne. Le problème doit être ailleurs.

  3. h on 24 février 2010 at 18 h 58 min

    ouais, marche ici sur les 2

    • KMS on 24 février 2010 at 19 h 25 min

      Merci ça me rassure.

  4. Eeguab on 21 mars 2010 at 10 h 56 min

    Vu Julie Driscoll et Brian Auger Trinity à l’Olympia durant le trimestre où ils furent superstars en France.Bon souvenir…lointain.

    • KMS on 21 mars 2010 at 11 h 25 min

      Oh effectivement ça ne doit pas dater d’hier… c’était en quoi? 68 ou 69?