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	<title>Kill Me Sarah</title>
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	<description>Propos incohérents et bande son pour orgasme (Never Ending Blog saison 11)</description>
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		<title>855 Comme ça (Richard Hawley)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 19:43:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Music of my mind]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Hawley]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6701"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/980_the-vanishing-point05.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="980_the-vanishing-point" /></a>Richard Hawley : She Brings the Sunlight (Standing At The Sky&#8217;s Edge, 2012)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
Je ne sais pas trop pourquoi, j&#8217;ai voulu relire, à la suite, ces deux romans marquants d&#8217;une époque, American Psycho de Bret Easton Ellis et Trente Ans et des Poussières de Jay McInerney, juste pour voir, si après ces années, le souvenir de la supériorité du second sur le premier était justifié, vingt ans plus tard ou presque. Sans appel. McInerney a toujours été meilleur que B.E.E. au niveau de l&#8217;écriture pure. Il a également plutôt bien vieilli. American Psycho a jauni au soleil comme une carte postale accrochée sur un mur. D&#8217;ailleurs les pages du livres ont pris un peu de cette teinte.
Les journaux papiers, électroniques et télévisuels bruissent à nouveau depuis quelques jours d&#8217;histoires de scandales boursiers. Comme quoi, on en est toujours au même point.
&#171;&#160;L&#8217;été était tombé sur la ville comme une bande de jeunes déboulant soudain au coin de la rue : lourd de menaces, roulant des mécaniques, plein d&#8217;odeurs et d&#8217;excitation, chargé d&#8217;électricité négative. Tout et n&#8217;importe quoi était possible. Il y avait des mirages, des rumeurs naissaient de la vibration de l&#8217;asphalte surchauffé, des envies plus...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.richardhawley.co.uk/"><strong>Richard Hawley</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/855.mp3"><strong>She Brings the Sunlight</strong></a> (<a href="http://www.soundofviolence.net/articles/album/2940/richard_hawley_standing_at_the_sky_s_edge.html">Standing At The Sky&#8217;s Edge</a>, 2012)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<p>Je ne sais pas trop pourquoi, j&#8217;ai voulu relire, à la suite, ces deux romans marquants d&#8217;une époque, <em>American Psycho</em> de Bret Easton Ellis et <em>Trente Ans et des Poussières</em> de Jay McInerney, juste pour voir, si après ces années, le souvenir de la supériorité du second sur le premier était justifié, vingt ans plus tard ou presque. Sans appel. McInerney a toujours été meilleur que B.E.E. au niveau de l&#8217;écriture pure. Il a également plutôt bien vieilli. American Psycho a jauni au soleil comme une carte postale accrochée sur un mur. D&#8217;ailleurs les pages du livres ont pris un peu de cette teinte.</p>
<p>Les journaux papiers, électroniques et télévisuels bruissent à nouveau depuis quelques jours d&#8217;histoires de scandales boursiers. Comme quoi, on en est toujours au même point.</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;L&#8217;été était tombé sur la ville comme une bande de jeunes déboulant soudain au coin de la rue : lourd de menaces, roulant des mécaniques, plein d&#8217;odeurs et d&#8217;excitation, chargé d&#8217;électricité négative. Tout et n&#8217;importe quoi était possible. Il y avait des mirages, des rumeurs naissaient de la vibration de l&#8217;asphalte surchauffé, des envies plus fortes de rigolades et d&#8217;assassinats.<br />
La plupart des citadins songeaient à la fuite, mais un certain plaisir caustique s&#8217;offrait dans les rues en fusion. L&#8217;air visqueux devenait supraconducteur des courants sexuels entre un million de piétons en nage, et les regards sans équivoque qu&#8217;échangeaient les amateurs alanguis duraient, comme les jours, plus longtemps qu&#8217;aux autres saisons. Dans cette atmosphère de peste, l&#8217;épais remugle d&#8217;une lubricité en rupture de ban flottait pourtant dans l&#8217;air ; à la nuit, les couples mariés et ceux qui auraient aussi bien pu l&#8217;être demeuraient allongés sur leurs draps trempés comme en équilibre précaire, de crainte, s&#8217;ils se penchaient, de choir hors de leur amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Jay McInerney</strong> <em>Trente Ans et des Poussières</em></p></blockquote>
<p>Richard Hawley ce matin, laissé en sommeil depuis <em>Late Night Final</em> (il y a dix ans?), des guitares lysergiques, comme s&#8217;il avait retrouvé de vieux buvards d&#8217;acide au fond de son étui à guitare. Surprenant.<br />
Le genre de guitares, de son, qui donnent envie de rouler sous le soleil. Ailleurs. De laisser derrière soi trop de choses encombrantes, lourdes à porter. Le genre de guitares qui donnent envie de revoir <em>Vanishing Point</em>, ou <em>More</em>. D&#8217;en rêver presque, à un hippie revival malgré le ridicule de l&#8217;idée. Ce qui, pour cette seule raison, finira bien par arriver un jour. Un jour ou deux.</p>
<div id="attachment_6710" class="wp-caption aligncenter" style="width: 727px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/980_the-vanishing-point05.jpg"><img class="size-full wp-image-6710 " style="margin: 10px;" title="980_the-vanishing-point" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/980_the-vanishing-point05.jpg" alt="" width="717" height="386" /></a><p class="wp-caption-text">Vanishing Point</p></div>
<p style="text-align: center;">
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		<title>854 Je me souviens #37 : Beastie Boys (Beastie Boys)</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 12:29:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[I live in the 80's]]></category>
		<category><![CDATA[Je me souviens]]></category>
		<category><![CDATA[Samedis Musicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Beastie Boys]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6682"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/beastie-boys-2011.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Beastie Boys : Adam Yauch au centre" /></a>Beastie Boys : Rhymin &#038; Stealin (License to ill, 1986)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
Je me souviens que la première fois c&#8217;était à la médiathèque. Lorsque je suis entré dans ce local étriqué où l&#8217;on avait parfois du mal à circuler entre les bacs dès qu&#8217;il y avait quatre personnes, j&#8217;ai tout de suite reconnu ce riff de batterie avec ce son caractéristique. Mais là c&#8217;était autre chose. Le riff de batterie de John Bonham en introduction de When the levee breaks, dernier morceau de la 4ème face du IV de Led Zeppelin (aka Zoso) ça c&#8217;était certain mais en même temps ce n&#8217;était pas ça. Et ces types qui braillaient par dessus? Dingue.
C&#8217;était la jeune à l&#8217;accueil. Pas celle qui me faisait fantasmer dans ses petites robes courtes dévoilant ses jambes souvent gainées d&#8217;un collant noir. Une jeune un peu austère avec laquelle il y avait peu d&#8217;échanges. C&#8217;était un cd. Il y en avait encore assez peu à la médiathèque à cette époque là, ça commençait seulement. J&#8217;ai dit mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ? La batterie je sais c&#8217;est When the levee breaks mais le reste, C&#8217;EST QUOI? Ça elle m&#8217;a dit en me tendant la pochette....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://beastieboys.com/"><strong>Beastie Boys</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/854.mp3"><strong>Rhymin &#038; Stealin</strong></a> (<a href="http://fp.nightfall.fr/index_1540_beastie-boys-licensed.html">License to ill</a>, 1986)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<p>Je me souviens que la première fois c&#8217;était à la médiathèque. Lorsque je suis entré dans ce local étriqué où l&#8217;on avait parfois du mal à circuler entre les bacs dès qu&#8217;il y avait quatre personnes, j&#8217;ai tout de suite reconnu ce riff de batterie avec ce son caractéristique. Mais là c&#8217;était autre chose. Le riff de batterie de John Bonham en introduction de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=WbrjRKB586s"><strong>When the levee breaks</strong></a>, dernier morceau de la 4ème face du <em>IV </em>de Led Zeppelin (aka Zoso) ça c&#8217;était certain mais en même temps ce n&#8217;était pas ça. Et ces types qui braillaient par dessus? Dingue.</p>
<div id="attachment_6688" class="wp-caption alignright" style="width: 442px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/beastie-boys-2011.jpg"><img class="size-full wp-image-6688" style="margin: 10px;" title="Beastie Boys : Adam Yauch au centre" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/beastie-boys-2011.jpg" alt="" width="432" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Beastie Boys : Adam Yauch au centre</p></div>
<p>C&#8217;était la jeune à l&#8217;accueil. Pas celle qui me faisait fantasmer dans ses petites robes courtes dévoilant ses jambes souvent gainées d&#8217;un collant noir. Une jeune un peu austère avec laquelle il y avait peu d&#8217;échanges. C&#8217;était un cd. Il y en avait encore assez peu à la médiathèque à cette époque là, ça commençait seulement. J&#8217;ai dit mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ? La batterie je sais c&#8217;est When the levee breaks mais le reste, C&#8217;EST QUOI? Ça elle m&#8217;a dit en me tendant la pochette. Elle montrait la queue d&#8217;un avion. Au verso, on voyait la tête de l&#8217;avion s&#8217;écrasant contre une falaise ou une montagne. J&#8217;ai dit, la batterie c&#8217;est Led Zeppelin et je suis allé chercher le <em>IV </em>dans les bacs, le vinyle. Il y était. Je lui ai dit, le dernier morceau de la 4e face. </p>
<p>J&#8217;écoutais pour la première fois les Beastie Boys. J&#8217;ai dit on peut le remettre au début, la guitare me dit quelque chose. Ce gros riff, bien lourd. J&#8217;ai dit mais oui c&#8217;est <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rcZVD74UnOo"><strong>Sweet Leaf</strong></a> de Black Sabbath. Dingue.</p>
<p>Rhymin &#038; Stealin. Ça portait bien son nom. La fille avait semblé plutôt impressionnée que j&#8217;ai pu reconnaitre comme ça les morceaux d&#8217;où venaient la batterie et la guitare utilisés. J&#8217;avais immédiatement regretté que ce soit elle et non sa collègue. </p>
<p>Je fouillais dans les bacs, pour trouver mes quatre disques à emprunter et soudainement, tin tin tinlinlin tinlinlin tinlinlin&#8230; le riff de guitare de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=IbSugn0dB4c"><strong>The Ocean</strong></a>. J&#8217;ai dit ils aiment bien Led Zeppelin et les derniers morceaux de 2e face. J&#8217;ai dit c&#8217;est le riff de The Ocean. Dernier morceau de la 2e face de <em>Houses of the Holy</em>. Vous connaissez bien Led Zeppelin. Par coeur, j&#8217;ai dit, par coeur. J&#8217;ai encore plus regretté que ce ne fut sa collègue. J&#8217;ai dit je peux l&#8217;emprunter? Elle a arrêté le CD pour me le donner puis du coup, à mis le <em>IV </em>de Led Zep. Dernier morceau, 2e face. Elle a dit ah oui la batterie.</p>
<p>Je n&#8217;aimais pas tout sur cet album. Trop différent de ce que je pouvais écouter à l&#8217;époque, où je baignais dans <a href="http://kmskma.free.fr/?p=6446">Steely Dan</a>. Je l&#8217;avais gravé sur une K7, perdue depuis longtemps, j&#8217;avais mélangé l&#8217;ordre des morceaux. Collant mes préférés au début. Une hérésie.<br />
J&#8217;ai oublié les Beastie Boys ensuite. Pour y revenir à la sortie d&#8217;Ill Communication qu&#8217;on trouvait sur tous les rayons de Fnuc à sa sortie. Pour rattraper mon retard et ne plus les lâcher.</p>
<p>Hier <a href="http://beastieboys.com/"><strong>Adam Yauch</strong></a> est mort. Un des trois Beastie Boys, sûrement celui que l&#8217;on connaissait le plus. J&#8217;ai repensé à ce jour là. J&#8217;ai repensé au <a href="http://kmsjukebox.tumblr.com/post/22389226325/adam-yauch-est-mort-ce-soir-la-fille-qui-avait"><strong>message</strong> </a>laissé par Stéphanie (ou Violaine)(laquelle parle?)(je me suis toujours posé la question même si j&#8217;ai toujours pensé que c&#8217;était Stéphanie) sur le répondeur d&#8217;Adam Yauch que l&#8217;on entend au début de B-boys makin&#8217; with the freak freak sur <em>Ill Communication</em> (du moins sur certaines éditions).<br />
Hier Adam Yauch est mort et ça m&#8217;a rendu triste.</p>
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		<title>853 Entre deux (Jordi Savall &amp; Wieland Kuijken)</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 15:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[7 Tease]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute s'il pleut]]></category>
		<category><![CDATA[Classical way]]></category>
		<category><![CDATA[silencio]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6642"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/Marais1.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Marin Marais rocks" /></a>Sainte-Colombe : Jordi Savall &#38; Wieland Kuijken : Le rapporté (extraits) : Le rapporté; La belle (Concert à 2 violes esgales, 1976)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
J&#8217;avais écrit, dans la rage des informations, une
diatribe virulente
contre le racolage obscène de Sarko vers les électeurs de ce front qu&#8217;on dit national et qui va bientôt changer de nom comme si cela allait changer
quelque chose
à leurs idées nauséabondes. Avec cette crainte persistante de voir
l&#8217;Europe
petit à petit, un peu partout, glisser vers ces droites extrêmes. Les libertés se désagréger lentement sous l&#8217;opportunisme électoral d&#8217;hommes et de femmes politiques sans valeur autre que leur pouvoir personnel.
Cette impression de se retrouver exactement au même point qu&#8217;il y a dix ans après le premier tour, avec quelques crans supplémentaires franchis dans
l&#8217;abjection
par l&#8217;actuel président dans sa chasse aux voix d&#8217;extrême droite. Une diatribe contre
ses mensonges
perpétuels et puis à quoi bon déverser
sa bile.
Jeudi soir, télé éteinte plutôt que d&#8217;écouter les deux
candidats
de toute manière le choix est fait depuis longtemps, le même que cette fille. Qu&#8217;on en finisse.
Mis du jazz à la place, petite formation, trio, piano, batterie
contrebasse
pour l&#8217;entendre justement tonner dans les enceintes. Ce grondement
organique
des cordes tendues sur cette énorme caisse de bois.
Il y a un vinyle de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://jonathan.dunford.free.fr/html/sainte-c.htm"><strong>Sainte-Colombe : Jordi Savall &amp; Wieland Kuijken</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/853.mp3"><strong>Le rapporté (extraits) : Le rapporté; La belle</strong></a> (Concert à 2 violes esgales, 1976)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<p>J&#8217;avais écrit, dans la rage des informations, une<br />
diatribe virulente<br />
contre le racolage obscène de Sarko vers les électeurs de ce front qu&#8217;on dit national et qui va bientôt changer de nom comme si cela allait changer<br />
quelque chose<br />
à leurs idées nauséabondes. Avec cette crainte persistante de voir<br />
l&#8217;Europe<br />
petit à petit, un peu partout, glisser vers ces droites extrêmes. Les libertés se désagréger lentement sous l&#8217;opportunisme électoral d&#8217;hommes et de femmes politiques sans valeur autre que leur pouvoir personnel.<br />
Cette impression de se retrouver exactement au même point qu&#8217;il y a dix ans après le premier tour, avec quelques crans supplémentaires franchis dans<br />
l&#8217;abjection<br />
par l&#8217;actuel président dans sa chasse aux voix d&#8217;extrême droite. Une diatribe contre<br />
ses mensonges<br />
perpétuels et puis à quoi bon déverser<br />
sa bile.</p>
<div id="attachment_6659" class="wp-caption alignright" style="width: 417px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/Marais1.jpg"><img class="size-full wp-image-6659  " style="margin: 10px;" title="Marin Marais rocks" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/Marais1.jpg" alt="" width="407" height="513" /></a><p class="wp-caption-text">Marin Marais rocks (Jimmy Page lui a piqué le truc de l&#39;archet) </p></div>
<p>Jeudi soir, télé éteinte plutôt que d&#8217;écouter les deux<br />
candidats<br />
de toute manière le choix est fait depuis longtemps, le même que cette <a href="https://twitter.com/#!/FrederiqueBel/status/195069974023385088"><strong>fille</strong></a>. Qu&#8217;on en finisse.<br />
Mis du jazz à la place, petite formation, trio, piano, batterie<br />
contrebasse<br />
pour l&#8217;entendre justement tonner dans les enceintes. Ce grondement<br />
organique<br />
des cordes tendues sur cette énorme caisse de bois.<br />
Il y a un vinyle de Pat Metheny, 80/81, où à la fin de la première<br />
face<br />
il y a ce morceau de Charlie Haden où sa contrebasse est en avant, l&#8217;impression qu&#8217;il est dans la pièce presque, je pourrais l&#8217;écouter en<br />
boucle,<br />
(oui à partir de <a href="http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&amp;v=wKfXeND6klk#t=802s"><strong>là</strong></a> tu vois), comme ça juste pour le son de l&#8217;instrument.<br />
Mis ensuite une musique comme de l&#8217;eau claire pour tenter de chasser toute cette<br />
colère<br />
bien vaine finalement.<br />
Jordi Savall et Wieland Kuijken dans cette église romane de la région Parisienne où ils ont, d&#8217;ailleurs, fini par ne<br />
jamais<br />
arriver après l&#8217;embardée sur une plaque de verglas de la 2cv du directeur artistique qui les emmenait avec leurs précieux instruments à<br />
<a href="http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-lambert-et-saint-blaise-saint-lambert-des-bois"><strong>Saint Lambert des Bois</strong></a><br />
pour enregistrer ces pièces de Sainte-Colombe pour deux violes esgales.<br />
Des basses de viole à sept cordes datant de<br />
400 ans.<br />
C&#8217;est Sainte-Colombe paraît-il qui a ajouté cette<br />
septième corde<br />
à la basse de viole. Dans le silence essentiel de la pierre austère, froid et nu, les deux instruments qui se<br />
répondent<br />
et ce grain charnel de l&#8217;archet frottant les<br />
cordes<br />
comme la chair. Sentir la réverbération naturelle du lieu dans l&#8217;ampleur des notes. Pour oublier le reste, cette pluie incessante, les torrents de haine déversés et le peu de foi en<br />
l&#8217;avenir<br />
qu&#8217;il peut rester.</p>
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		<item>
		<title>852 Ten years Gone (Led Zeppelin)</title>
		<link>http://kmskma.free.fr/?p=6431</link>
		<comments>http://kmskma.free.fr/?p=6431#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 08:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Je me souviens]]></category>
		<category><![CDATA[Music of my mind]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6431"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/10.png" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="10" /></a>Led Zeppelin : Ten Years Gone (Physical Graffiti, 1975)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
&#171;&#160;I spent ten years, half my life&#160;&#187;
Blue Öyster Cult : Dominance and submission

En dix ans j&#8217;ai appris à avoir peur de la mort.
En dix ans j&#8217;ai appris qu&#8217;à partir de 40 ans, chaque décennie supplémentaire semble nous vieillir plus que tout le reste de sa vie cumulée.
En dix ans j&#8217;ai vu deux présidents de la république, j&#8217;espère en voir un troisième.
En dix ans j&#8217;ai vu la poussée de l&#8217;extrême droite, ça a même commencé deux jours après le début de ce blog. A la réflexion ça avait commencé avant&#8230;
En dix ans j&#8217;aurais vu naître et mourir la radio-blog et j&#8217;ai souvent une pensée pour Astro.
En dix ans j&#8217;aurais vu naître les blogs musicaux, les mp3 blogs, j&#8217;aurais vu la grande majorité d&#8217;entre eux sombrer dans une course stérile à la nouveauté et devenir un outil de communication des labels en singeant les travers de la presse rock papier.
En dix ans j&#8217;aurais rencontré plus de personnes intéressantes qu&#8217;en vingt ans.
En dix ans j&#8217;aurais posté plus de 1 200 chansons accompagnant des billets (sans compter les compils ou autre playlists). Ce qui fait à peu près une tous...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://kmskma.free.fr/?p=565"><strong>Led Zeppelin</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/852.mp3"><strong>Ten Years Gone</strong></a> (Physical Graffiti, 1975)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;I spent ten years, half my life&nbsp;&raquo;</em><br />
Blue Öyster Cult : <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kpKJUa6IoBs"><strong>Dominance and submission</strong></a></em>
</p></blockquote>
<p>En dix ans j&#8217;ai appris à avoir peur de la mort.<br />
En dix ans j&#8217;ai appris qu&#8217;à partir de 40 ans, chaque décennie supplémentaire semble nous vieillir plus que tout le reste de sa vie cumulée.<br />
En dix ans j&#8217;ai vu deux présidents de la république, j&#8217;espère en voir un troisième.<br />
En dix ans j&#8217;ai vu la poussée de l&#8217;extrême droite, ça a même commencé deux jours après le début de ce blog. A la réflexion ça avait commencé avant&#8230;<br />
En dix ans j&#8217;aurais vu naître et mourir la radio-blog et j&#8217;ai souvent une pensée pour Astro.<br />
En dix ans j&#8217;aurais vu naître les blogs musicaux, les mp3 blogs, j&#8217;aurais vu la grande majorité d&#8217;entre eux sombrer dans une course stérile à la nouveauté et devenir un outil de communication des labels en singeant les travers de la presse rock papier.</p>
<p>En dix ans j&#8217;aurais rencontré plus de personnes intéressantes qu&#8217;en vingt ans.<br />
En dix ans j&#8217;aurais posté plus de 1 200 chansons accompagnant des billets (sans compter les compils ou autre playlists). Ce qui fait à peu près une tous les trois jours même si la moyenne a très fortement baissé depuis deux ans.<br />
En dix ans j&#8217;aurais écouté beaucoup plus de musiques que les dix années précédentes.<br />
En dix ans j&#8217;aurais écrit tellement plus que les quarante années qui ont précédées. Ce qui n&#8217;est pas non plus un exploit vu que je n&#8217;écrivais pas. Avant.<br />
En dix ans j&#8217;ai pris l&#8217;habitude d&#8217;écouter les disques avant qu&#8217;ils ne sortent, au début envouté par la sensation illusoire de prendre le monde de vitesse, et, au bout d&#8217;un moment, lassé par cette inflation perpétuelle, je me suis dit que ça ne menait à rien. J&#8217;ai aussi fini par me lasser de ce flot de nouveaux disques incessant. Leurs qualités trop souvent inversement proportionnelles à leur quantité.<br />
<a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/10.png"><img class="alignright size-full wp-image-6626" style="margin: 10px;" title="10" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/10.png" alt="" width="480" height="467" /></a>En dix ans le monde s&#8217;est terriblement accéléré et je ne suis pas certain qu&#8217;il sera capable de ralentir. Il est parfois compliqué de freiner lorsque l&#8217;on a pris trop d&#8217;élan. Les lois de la physique et de l&#8217;attraction restent immuables.</p>
<p>En dix ans je suis passé du Je au Tu pour revenir au Je.<br />
En dix ans j&#8217;ai voulu effacer plusieurs fois ma mémoire comme dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry.<br />
En dix ans Arab Strap s&#8217;est séparé, Elliott Smith est mort, comme plein d&#8217;autres, mais la mort d&#8217;Elliott Smith je ne suis pas arrivé à m&#8217;en défaire, cette année si difficile où peu de temps après je me suis retrouvé à l&#8217;hôpital. Johnny Cash aussi. Comme si tout un pan d&#8217;une époque partait avec lui.<br />
En dix ans j&#8217;ai vu Gil Scott-Heron remonter de l&#8217;enfer et y retourner presque immédiatement.<br />
En dix ans j&#8217;ai dépensé des milliers d&#8217;euros dans des disques, principalement des vinyles.<br />
En dix ans j&#8217;ai sorti un <a href="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&amp;id=70430"><strong>livre</strong></a> ce que je n&#8217;aurais jamais imaginé dix ans plus tôt.<br />
En dix ans j&#8217;ai vu une belle expo de Sophie Calle au Centre Pompidou, celle passionnante de Sonic Youth à St Nazaire, l&#8217;excellente sur Miles Davis à La Cité de la Musique, celle sur Diane Arbus qui était bien mieux présentée à Londres qu&#8217;à Paris, les photos de Nobuyoshi Araki, mais j&#8217;ai raté celle d&#8217;Anthony Gormley à Londres où j&#8217;étais pourtant allé spécialement.</p>
<p>En dix ans j&#8217;aurais vu Stockholm deux fois, Lisbonne, Bruxelles, Bruges et Vienne.<br />
En dix ans j&#8217;en ai passé plus de la moitié avec toi.<br />
En dix ans j&#8217;ai vu ma fille grandir et je me suis vu vieillir presque aussi vite.<br />
En dix ans mes envies de Japon n&#8217;ont fait qu&#8217;augmenter.<br />
En dix ans je me suis beaucoup <a href="http://kmskma.free.fr/?cat=4"><strong>souvenu</strong></a>.<br />
En dix ans je me suis remis à écouter du jazz, de la musique classique et je me demande s&#8217;il n&#8217;y a pas un rapport avec le manque d&#8217;intérêt croissant pour les nouveautés en rock indé depuis deux ou trois ans.<br />
En dix ans j&#8217;ai vu arriver l&#8217;ipod, l&#8217;iphone et l&#8217;ipad et cela a changé pas mal de choses.<br />
En dix ans Thurston Moore et Kim Gordon se sont séparés.</p>
<p>En dix ans j&#8217;ai vu Sonic Youth au Nouveau Casino et en tendant le bras je pouvais presque attraper Thurston. J&#8217;ai vu Dylan dynamiter le Zénith avec un All along the watchtower de feu. C&#8217;était il y a juste 10 ans ce mois-ci et j&#8217;ai décidé de ne plus voir Dylan sur scène après ça. J&#8217;ai vu Hope Sandoval chanter dans l&#8217;ombre. J&#8217;ai serré la main de Will Oldham. J&#8217;ai vu la black session de Lambchop. J&#8217;ai vu Mark Kozelek avec la forte impression qu&#8217;il se faisait un peu chier devant nous. J&#8217;ai vu Arcade Fire traverser la salle de l&#8217;Elysée Montmartre. J&#8217;ai vu Wilco plusieurs fois. J&#8217;ai vu Sunn o))) et j&#8217;en frémis encore. J&#8217;ai vu Wolf Eyes un samedi après-midi au parc de la Villette faire fuir les parents avec leur poussette et mes oreilles en sifflent encore. J&#8217;ai vu Grandaddy avec le bras dans le plâtre en 2003. J&#8217;ai vu Ben sans Jason (que deviennent-ils?). J&#8217;ai vu Bill Callahan un soir de canicule. J&#8217;ai vu <a href="http://iloveyougeorgiahubley.tumblr.com/"><strong>Philippe Dumez</strong></a> sur la scène du Grand Rex, traduire une histoire racontée par Neil Hannon entre deux chansons.<br />
En dix ans j&#8217;aurais écrit une histoire un peu absurde sur La Baule qu&#8217;il faudra bien que je reprenne un jour.<br />
En dix ans je me suis déshabillé sur les blogs mais je suis devenu plus frileux depuis déjà quelques années.</p>
<p>En dix ans j&#8217;ai vu des groupes rejouer intégralement un album sur scène, c&#8217;en est devenu une mode assez triste mais révélatrice d&#8217;un manque d&#8217;inspiration.<br />
En dix ans j&#8217;ai lu presque tout Murakami, presque tout Antonio Lobo Antunes, <em>Ulysses</em> de James Joyce, plusieurs biographies de Bob Dylan, la tétralogie de David Peace, <em>Lunar Park</em> de Bret Easton Ellis, <em>Krautrocksampler</em> et <em>Japrocksampler</em> de Julian Cope, presque tout Don Delillo, <em>Just Kids</em> de Patti Smith, <em>Belle du Seigneur</em> d&#8217;Albert Cohen, mais pas encore <em>A la recherche du Temps perdu</em> ou <em>Le Livre de l&#8217;Intranquilité</em> de Pessoa sans savoir vraiment pourquoi pour ce dernier et je n&#8217;ai pas relu <em>La conjuration des imbéciles</em> de John Kennedy Toole.<br />
En dix ans j&#8217;ai déménagé une fois.<br />
En dix ans j&#8217;ai acheté au moins cinq appareils photo numérique alors que j&#8217;ai toujours mon Nikon FA acheté en 1983 même si je ne l&#8217;utilise plus.</p>
<p>En dix ans je n&#8217;ai pas appris à jouer du piano.<br />
En dix ans je n&#8217;aurais jamais mis de chanson de Led Zeppelin, je mets pourtant de la musique depuis l&#8217;été 2003, et systématiquement avec chaque billet depuis février 2004. Ten Years Gone évoque comment dix ans plus tôt, la petite amie de l&#8217;époque de Robert Plant lui avait demandé de choisir entre elle et la musique. Je ne suis pas certain que Robert ait regretté son choix. La fille c&#8217;est moins sûr. Les deux accords égrenés de l&#8217;introduction, et la voix de Robert chantant <em>Then as it was, then again it will be, And though the course may change sometimes, Rivers always reach the sea</em> me filent toujours des frissons comme lorsque je les ai écoutés pour la première fois en 1975. Le reste de la chanson n&#8217;a, à la limite, que peu d&#8217;importance.<br />
En dix ans j&#8217;ai failli arrêter plusieurs fois ce blog sans parvenir à m&#8217;y résoudre.</p>
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		<title>851 Made in Japan (J.A. Seazer)</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 09:43:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[7 Tease]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute s'il pleut]]></category>
		<category><![CDATA[J.A Seazer]]></category>
		<category><![CDATA[Japanese whisper]]></category>
		<category><![CDATA[Weirdo]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6514"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/tumblr_m2h9xgDq4G1qza7yjo1_500.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Sakura" /></a>J.A. Seazer : 越後つついし親不知 (Kokkyou Junreika, 1973)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
Je n&#8217;écris plus grand chose ce qui est une manière de dire que je n&#8217;écris plus rien même si ces quelques lignes viennent prouver le contraire et justifient à elles seules le plus grand chose. L&#8217;époque semble aussi maussade que le temps depuis quelques jours. Cette campagne électorale n&#8217;en finit pas.
Les cerisiers sont en fleurs. Blancs ou rose. Cela fait systématiquement penser au Japon. Je crois que l&#8217;on dit Sakura, pour les cerisiers en fleur, en japonais. Je n&#8217;en suis pas certain. Les cerisiers roses donnent envie du Japon, comme les livres d&#8217;Haruki Murakamai donne envie du Japon. Cela doit faire 10 ans ou un peu plus que je les lis ce n&#8217;est pas innocent, mais rien n&#8217;est innocent.
Les héroïnes de Murakami ont toujours un petit détail attachant, bien sûr c&#8217;est fait exprès mais il faut parfois se laisser faire. Murakami, les cerisiers, la pluie de ce midi, comme j&#8217;imagine est la pluie au Japon, sûrement des images provenant d&#8217;un film oublié, réveillaient cette envie. La pluie qui fait tomber les pétales et repeint les trottoirs en rose.
Comme à chaque fois lorsque je lis Murakami j&#8217;ai également envie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://japaneserockforfuckssake.blogspot.fr/2009/10/ja-seazer-kokkyou-junreika-1973-160kbps.html"><strong>J.A. Seazer</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/851.mp3"><strong>越後つついし親不知</strong></a> (Kokkyou Junreika, 1973)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<p>Je n&#8217;écris plus grand chose ce qui est une manière de dire que je n&#8217;écris plus rien même si ces quelques lignes viennent prouver le contraire et justifient à elles seules le plus grand chose. L&#8217;époque semble aussi maussade que le temps depuis quelques jours. Cette campagne électorale n&#8217;en finit pas.</p>
<div id="attachment_6566" class="wp-caption alignright" style="width: 428px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/tumblr_m2h9xgDq4G1qza7yjo1_500.jpg"><img class="size-full wp-image-6566" style="margin: 10px;" title="Sakura" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/tumblr_m2h9xgDq4G1qza7yjo1_500.jpg" alt="" width="418" height="640" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Les cerisiers sont en fleurs. Blancs ou rose. Cela fait systématiquement penser au Japon. Je crois que l&#8217;on dit Sakura, pour les cerisiers en fleur, en japonais. Je n&#8217;en suis pas certain. Les cerisiers roses donnent envie du Japon, comme les livres d&#8217;Haruki Murakamai donne envie du Japon. Cela doit faire 10 ans ou un peu plus que je les lis ce n&#8217;est pas innocent, mais rien n&#8217;est innocent.</p>
<p>Les héroïnes de Murakami ont toujours un petit détail attachant, bien sûr c&#8217;est fait exprès mais il faut parfois se laisser faire. Murakami, les cerisiers, la pluie de ce midi, comme j&#8217;imagine est la pluie au Japon, sûrement des images provenant d&#8217;un film oublié, réveillaient cette envie. La pluie qui fait tomber les pétales et repeint les trottoirs en rose.</p>
<p>Comme à chaque fois lorsque je lis Murakami j&#8217;ai également envie de prunes salées, il y a toujours des prunes salées dans ces histoires, le héros fait toujours la cuisine. Mélange de saveurs.</p>
<p>Je n&#8217;écris plus grand chose ou que des mots éphémères qui n&#8217;ont pas le temps d&#8217;être portées sur du papier fut-il électronique. Je me suis endormi avant, le lendemain matin tout est oublié.</p>
<p>Dans <em>Faire l&#8217;amour</em> de Jean Philippe Toussaint il y a Tokyo la nuit mais pas de cerisiers à moins que je ne les aie oubliés. Marcher la nuit dans Tokyo, aux trottoirs humides, y retrouver certainement des traces de littérature.</p>
<p>Comme une volonté d&#8217;écouter le silence, on l&#8217;entend dans Handel, il se cache entre les notes, le silence caché est toujours le plus beau. Peut être pour cela qu&#8217;en ce moment, la lassitude des nouveautés, pas assez silencieuses, le monde hurle déjà tant. En attendant une cassure du temps, un changement d&#8217;époque, une touche surréaliste.</p>
<p><iframe src="https://embed.spotify.com/?uri=spotify:track:6KUmTD9mAdqIlGznRpg8bb" width="300" height="80" frameborder="0" allowtransparency="false"></iframe></p>
<p>Je n&#8217;écris plus grand chose, c&#8217;est le manque de courage aussi qui nous prend, ou une lassitude, ça revient toujours régulièrement. Le voile d&#8217;humidité sous le gris du ciel, dans l&#8217;attente de changement. Il y a de moins en moins de place pour le rêve. On  nous abreuve de peurs, de craintes, de haines, de dangers, de morts, de mensonges. Ce n&#8217;est pas en attisant les craintes que l&#8217;on donne de l&#8217;espoir aux gens.</p>
<p>Sur un vieux disque de Klaus Schulze on entendait une voix synthétique s&#8217;élever dans les airs. Une voix féminine. Un son sorti des synthétiseurs se voulant approchant. Je crois qu&#8217;à l&#8217;époque, je devais avoir 17 ou 18 ans, j&#8217;étais un peu amoureux de cette voix comme Charles Denner tombe amoureux de la voix de la fille du réveil par téléphone dans <em>L&#8217;homme qui aimait les femmes</em> de Truffaut. Elle avait une grâce infinie, envoutante comme un rêve, tout en voiles flottant dans l&#8217;éther. Ça ressemblait peut être, sans le savoir, aux lumières scintillantes des rues de Tokyo la nuit, du moins telles qu&#8217;on peut les imaginer, et dans les endroits déserts, le long des parcs, sous les cerisiers en fleur où l&#8217;on croise les ombres des fantômes. Ça ressemblait peut être aussi, aux jeunes filles des histoires de Murakami. Ou celles de Yoko Ogawa. Toujours fragiles. Je me suis demandé si elles avaient la même voix. Ou le goût des prunes salées sur leurs lèvres.</p>
<p><iframe src="https://embed.spotify.com/?uri=spotify:track:7oqDu7Zlq9eKUABVB0ALwf" width="300" height="80" frameborder="0" allowtransparency="false"></iframe></p>
<p>Klaus Schulze m&#8217;impressionnait alors, assis au milieu de ses machines sur scène, à tripoter tous ces boutons, toutes ces touches. Il donnait l&#8217;impression d&#8217;être protégé par ses synthétiseurs. Lorsque j&#8217;étais enfant, le soir avant de m&#8217;endormir, dans mon lit, je m&#8217;enfouissais sous les couvertures et j&#8217;inventais un monde à moi, en modèle réduit, où l&#8217;on avait tout à portée de main, principalement les jouets, dans l&#8217;espace sous les couvertures. Il suffisait d&#8217;à peine bouger pour tout avoir. Comme si imaginer d&#8217;être entouré de toutes mes possessions me protégeait. Klaus Schulze assis sur son tapis avec toutes ses machines et ses claviers autour de lui me rappelait cette bulle de protection. Totalement coupé du monde extérieur. A cette époque là il tournait le dos au public. Avec un <a href="http://a4.ec-images.myspacecdn.com/images01/84/784274f1a41453e5ef89328ba4efea78/l.jpg" rel=lightbox>gros oeil</a> rouge trônant au-dessus de son énorme Moog, rappelant celui du HAL 9000 de 2001, A space Odissey.</p>
<p>Je n&#8217;écris plus grand chose, la faute aussi à ces matins où marre de tout, avec cette envie de fuir le bureau, arrêter ça pendant qu&#8217;on peut encore le faire. L&#8217;impression d&#8217;avoir ressassé depuis si longtemps les mêmes doutes, les mêmes envies, les mêmes usurpations, les mêmes phrases, mots, expressions, tournures, manipulations littéraires, écrans de fumées, d&#8217;avoir érodé au fil du temps le besoin, l&#8217;envie. Comme d&#8217;avoir usé le paysage à force de le regarder. Une tentative d&#8217;épuisement.</p>
<p>Tokyo et ses cerisiers en fleur semblent si loin. Bientôt ici, dans quelques jours, il n&#8217;en restera plus rien. J&#8217;ai cherché sur les trottoirs un peu trop sales, une faille pour revenir vers les années 70 ou pour me retrouver aux antipodes histoire de voir si on a la tête à l&#8217;envers mais rien n&#8217;est moins sûr. Le passé reste une valeur sûre comparé au futur.</p>
<p><em>(photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/nico888/7075199363/"><b>Flickr</b></a>)</em></p>
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		<title>850 Street Interview (Bande-son de la bande-son)</title>
		<link>http://kmskma.free.fr/?p=6539</link>
		<comments>http://kmskma.free.fr/?p=6539#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 15:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Music of my mind]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6539"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://images1.livres.im/covers/9782814506244.main.png" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="" /></a>Bande-son pour orgasme  :  (2012)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
J&#8217;ai eu le privilège de faire une Street Interview, une idée et un site original permettant d&#8217;accompagner un texte d&#8217;images de google Streetview interactives. L&#8217;outil idéal pour des voyages immobiles.
J&#8217;en ai profité pour montrer certains endroits importants que l&#8217;on retrouve dans les pages de mes Chroniques des temps perdus &#38; bande-son pour orgasme. A côté de courts extraits du livre on peut visualiser le lieu correspondant, avec un commentaire.
Certains lieux ont totalement changé, voire disparu, d&#8217;autres sont restés proches de ce qu&#8217;ils étaient il y a plus de trente ans. J&#8217;aime particulièrement la streetview du pont sur le Cher à Bléré, où si l&#8217;on avance on change de saison. Le site étant interactif, je vous invite à naviguer dans la partie Streetview pour y découvrir les environs.
Je me suis également particulièrement amusé à arpenter virtuellement les rue de Villefranche sur Mer pour y retrouver Nellcote, la villa de Keith Richards.
On pourra accompagner cette lecture, en écoutant la bande-son (pour orgasme) intégrale du livre (2h14mn), compilée par Pierre Menard sur Liminaire.
Je rappelle que l&#8217;on peut acheter mes Chroniques des temps perdus &#38; Bande-son pour orgasme en impression à la...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://liminaire.fr/radio-marelle/article/poesie-sur-ecoute-episode-184"><strong>Bande-son pour orgasme </strong></a> :  (2012)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<p>J&#8217;ai eu le privilège de faire une <a href="http://www.streetinterview.net"><strong>Street Interview</strong></a>, une idée et un site original permettant d&#8217;accompagner un texte d&#8217;images de google Streetview interactives. L&#8217;outil idéal pour des voyages immobiles.</p>
<p>J&#8217;en ai profité pour montrer certains endroits importants que l&#8217;on retrouve dans les pages de mes <a href="http://kmskma.free.fr/?p=6062"><strong>Chroniques des temps perdus &amp; bande-son pour orgasme</strong></a>. A côté de courts extraits du livre on peut visualiser le lieu correspondant, avec un commentaire.</p>
<p><img class="alignright" style="margin: 10px;" src="http://images1.livres.im/covers/9782814506244.main.png" alt="" width="160" height="222" />Certains lieux ont totalement changé, voire disparu, d&#8217;autres sont restés proches de ce qu&#8217;ils étaient il y a plus de trente ans. J&#8217;aime particulièrement la streetview du pont sur le Cher à Bléré, où si l&#8217;on avance on change de saison. Le site étant interactif, je vous invite à naviguer dans la partie Streetview pour y découvrir les environs.</p>
<p>Je me suis également particulièrement amusé à arpenter virtuellement les rue de Villefranche sur Mer pour y retrouver <a href="http://www.streetinterview.net/kms/#itw-4"><strong>Nellcote</strong></a>, la villa de Keith Richards.</p>
<p>On pourra accompagner cette lecture, en écoutant la bande-son (pour orgasme) intégrale du livre (2h14mn), compilée par <a href="http://liminaire.fr/radio-marelle/article/poesie-sur-ecoute-episode-184"><strong>Pierre Menard</strong></a> sur <a href="http://liminaire.fr"><strong>Liminaire</strong></a>.</p>
<p>Je rappelle que l&#8217;on peut acheter mes Chroniques des temps perdus &amp; Bande-son pour orgasme en <a href="http://www.thebookedition.com/kms-chroniques-des-temps-perdus-p-70430.html"><strong>impression à la demande</strong></a>.</p>
<p>La version électronique est disponible pour la modique somme de 3,99€ sur <a href="http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506244/chroniques-des-temps-perdus-et-bande-son-pour-orgasme"><strong>Publie.net</strong></a>, sur <a href="http://www.amazon.fr/Chroniques-perdus-bande-son-orgasme-ebook/dp/B007K3VXWO/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1332066302&amp;sr=8-1"><strong>Amazon</strong></a> ou sur l&#8217;<a href="http://itunes.apple.com/fr/book/chroniques-des-temps-perdus/id510540085?mt=11"><strong>Ibookstore</strong></a> (qui me fait l&#8217;honneur d&#8217;avoir placé mon livre dans les <a href="http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fitunes.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewRoom%3Fcc%3Dfr%26fcId%3D502255587%26id%3D28080%26ign-mscache%3D1%26mt%3D11&amp;h=dAQF4Jw8l"><strong>meilleurs livre du mois de mars</strong></a>).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>NOTA</em></span><em> : Il est possible de voir ma <a href="http://www.streetinterview.net/kms/"><strong>Street Interview</strong></a> ci-dessous, mais il est plus judicieux de la consulter directement sur le <a href="http://www.streetinterview.net/kms/"><strong>site</strong></a> ce qui permettra également de se pencher sur celles de <a href="http://www.streetinterview.net/yeti-lane/"><strong>Yeti Lane</strong></a>, de <a href="http://www.streetinterview.net/chryde-et-la-blogotheque/"><strong>Chryde et la Blogothèque</strong></a>, de <a href="http://www.streetinterview.net/the-dice-man-deia-and-chance/"><strong>Luke Rhinehart</strong></a> (auteur de The Dice man, L&#8217;homme dé en français) ainsi que <a href="http://www.streetinterview.net/category/interviews/"><strong>toutes les autres</strong></a>. </em></p>
<p><iframe src="http://www.streetinterview.net/embed/kms/" frameborder="0" height="550" width="100%"></iframe><br />
<iframe src="https://embed.spotify.com/?uri=spotify:track:5s0WXQDRrP7koVD603JaEi" width="300" height="80" frameborder="0" allowtransparency="false"></iframe></p>
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		<item>
		<title>849 Never Ending Juke-Box #25 (The Jasmine Minks)</title>
		<link>http://kmskma.free.fr/?p=6506</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 16:22:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecoute s'il pleut]]></category>
		<category><![CDATA[I live in the 80's]]></category>
		<category><![CDATA[Never Ending Juke-Box]]></category>
		<category><![CDATA[Creation]]></category>
		<category><![CDATA[Jasmine Minks]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6506"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/jasmine.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Jasmine Minks" /></a>The Jasmine Minks : Cut me deep (Another age, 1988)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.creation-records.com/interviews/jasmine-minks/"><strong>The Jasmine Minks</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/849.mp3"><strong>Cut me deep</strong></a> (Another age, 1988)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<div id="attachment_6507" class="wp-caption aligncenter" style="width: 658px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/jasmine.jpg"><img class="size-full wp-image-6507 " style="margin: 10px;" title="Jasmine Minks" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/jasmine.jpg" alt="" width="648" height="609" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p style="text-align: center;">
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		<title>848 Le lapin de Pâques au ventre mécanique (Burial)</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 17:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecoute s'il pleut]]></category>
		<category><![CDATA[Bruit]]></category>
		<category><![CDATA[Burial]]></category>
		<category><![CDATA[Poussiere]]></category>
		<category><![CDATA[Reve]]></category>
		<category><![CDATA[Weirdo]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6479"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/bl_1162530_image1.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Ce n" /></a>Burial : Loner (Kindred EP, 2012)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
Sur le comptoir en verre était un posé un gros lapin en chocolat probablement annonciateur de pâques, personne n&#8217;a remarqué, parce que personne ne remarque rien ni personne dans cette boulangerie le midi où du monde vient acheter de quoi déjeuner; lorsque je me suis approché du lapin j&#8217;ai entendu un bruit de moteur à l&#8217;intérieur. Sur l&#8217;instant je pensais avoir rêvé mais en m&#8217;approchant, en collant presque l&#8217;oreille sur le chocolat du lapin dont l&#8217;odeur faisait envie, j&#8217;ai très clairement entendu le bruit de moteur. Si les gens qui ne remarquent rien avaient au contraire remarqué mon geste ils se seraient demandé ce que je faisais, car plusieurs fois je me suis approché du gros lapin en chocolat pour être certain que je n&#8217;avais pas rêvé ou qu&#8217;une mauvaise résonance en provenance de la rue me faisait entendre un bruit de moteur de voiture stationnant devant la boutique aux portes vitrées ouvertes. Mais non. C&#8217;était bien le lapin. On aurait pu penser à un moteur le faisant tourner sur lui-même sur son socle de métal mais il était totalement immobile, figé comme peuvent l&#8217;être les lapins en chocolat.
Comme...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a><strong>Burial</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/848.mp3"><strong>Loner</strong></a> (Kindred EP, 2012)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<div id="attachment_6495" class="wp-caption alignright" style="width: 162px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/bl_1162530_image1.jpg"><img class="size-full wp-image-6495" style="margin: 10px;" title="Ce n'est pas le bon lapin mais tant pis." src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/bl_1162530_image1.jpg" alt="" width="152" height="435" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Sur le comptoir en verre était un posé un gros lapin en chocolat probablement annonciateur de pâques, personne n&#8217;a remarqué, parce que personne ne remarque rien ni personne dans cette boulangerie le midi où du monde vient acheter de quoi déjeuner; lorsque je me suis approché du lapin j&#8217;ai entendu un bruit de moteur à l&#8217;intérieur. Sur l&#8217;instant je pensais avoir rêvé mais en m&#8217;approchant, en collant presque l&#8217;oreille sur le chocolat du lapin dont l&#8217;odeur faisait envie, j&#8217;ai très clairement entendu le bruit de moteur. Si les gens qui ne remarquent rien avaient au contraire remarqué mon geste ils se seraient demandé ce que je faisais, car plusieurs fois je me suis approché du gros lapin en chocolat pour être certain que je n&#8217;avais pas rêvé ou qu&#8217;une mauvaise résonance en provenance de la rue me faisait entendre un bruit de moteur de voiture stationnant devant la boutique aux portes vitrées ouvertes. Mais non. C&#8217;était bien le lapin. On aurait pu penser à un moteur le faisant tourner sur lui-même sur son socle de métal mais il était totalement immobile, figé comme peuvent l&#8217;être les lapins en chocolat.</p>
<p>Comme il était fort peu probable qu&#8217;un engin infernal soit caché dans son ventre j&#8217;ai pensé, un instant, que c&#8217;était peut être le bruit sa digestion mais celui-ci ne devait plus digérer grand chose depuis bien longtemps, si jamais cela arrive aux lapins en chocolat d&#8217;avoir une digestion délicate. <em>Run rabbit run.</em></p>
<p>J&#8217;ai failli demander aux filles de l&#8217;autre côté du comptoir, si c&#8217;était normal qu&#8217;un bruit mécanique sorte des entrailles du lapin. Je me suis dis que ce n&#8217;était pas la peine de déranger le lapin en pleine digestion alors je l&#8217;ai laissé ronronner tranquillement et j&#8217;ai commandé mon sandwich. Personne n&#8217;a rien remarqué, les gens autour, ceux qui ne remarquent rien. Je le sais je les regarde tous les midis en faisant la queue, je vois bien qu&#8217;ils ne remarquent même pas que je les regarde.</p>
<p>Le lapin les toisait, sous sa décoration un peu bâclée, même pour un lapin en chocolat annonçant pâques. Surtout qu&#8217;ensuite j&#8217;ai pensé à cette chanson de Captain Beefheart, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zGR2eYVgVbs">A Carrot Is as Close as a Rabbit Gets to a Diamond</a>. Pas certain que le lapin ait apprécié Captain Beefheart.</p>
<p>Je suis rentré manger mon sandwich au bureau, il y avait des tâches de gras sur le trottoir laissées par la rôtissoire du traiteur à côté de la boulangerie au lapin, c&#8217;était, tous ces détails insignifiants, comme d&#8217;avoir basculé dans l&#8217;univers parallèle de La Fin des Temps de Murakami, voire de L&#8217;oiseau à ressort justement, mais c&#8217;était un lundi ordinaire. La banalité du quotidien. A part ce bruit mécanique.</p>
<p>J&#8217;ai mis les sonates pour violoncelle de Vivaldi jouées par <a href="http://open.spotify.com/user/killmesara/playlist/3MIc9fnpf8Aw2bsuklK6iY">Ophélie Gaillard</a>, même si on peut leur préférer la version plus élégante d&#8217;<a href="http://open.spotify.com/user/killmesara/playlist/3Wqbg8pmnPCMJSg6JrCjih">Anner Bylsma</a>, le violoncelle d&#8217;Ophélie porte en lui la sonorité d&#8217;un romantisme désuet, évaporé au travers de la fenêtre d&#8217;une maison ancienne, un peu poussiéreuse où l&#8217;on aurait passé son enfance. Ce qui n&#8217;était pas plus absurde que le reste de cette journée somme toute. Un lundi aussi ordinaire que les intestins mécaniques d&#8217;un lapin en chocolat attendant pâques.</p>
<p>J&#8217;ai pensé soudainement que la musique de Burial était comme la bande-son d&#8217;un voyage dans le temps, sans savoir si on allait vers le passé ou dans le futur.</p>
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		<title>847 Highway 1 revisited (The Darcys)</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 19:06:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[7 Tease]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoute s'il pleut]]></category>
		<category><![CDATA[Je me souviens]]></category>
		<category><![CDATA[Music of my mind]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Weller]]></category>
		<category><![CDATA[Steely Dan]]></category>
		<category><![CDATA[Style Council]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6446"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/smashed-broken-cassette-tape.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="broken K7" /></a>The Darcys : Home at last (Aja, 2012)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
C&#8217;est encore une histoire de route, c&#8217;était souvent le cas, les kilomètres ne faisaient pas peur. Même sous la pluie, l&#8217;automne, l&#8217;hiver, du moins ce sont ces saisons qui sont restées dans la mémoire. Repartir, le matin, tôt, très, pour retourner au bureau. Le soir, au hasard, ne jamais savoir quand prendre la route. Et les disques en boucle dans la voiture, le Café Bleu des Style Council et Aja de Steely Dan. Une autre, compilation maison, de Steely Dan, encore, faite à partir des vinyles. Fin 86, début 87, c&#8217;était l&#8217;obsession de ces instants. Peut être d&#8217;autres, oubliées depuis. Mais Café bleu/Aja est restée. Sur la même K7.
Toujours la même. Presque comme un rituel. Presque par superstition. Se dire que tant que la musique sera là, l&#8217;histoire ne se finira pas. Alors les deux disques. Toujours. Passer à coté du château aux frasques du second empire, tourner à gauche, vers la vieille ville, l&#8217;enchaînement des rues jusqu&#8217;à l&#8217;immeuble.
Peut être parce que je trouvais qu&#8217;elle était comme les chansons de Steely Dan, douces et sophistiquées en même temps. Avec une complexité invisible au premier regard. Je vivais...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://thedarcys.ca/"><strong>The Darcys</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/847.mp3"><strong>Home at last</strong></a> (Aja, 2012)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<p>C&#8217;est encore une histoire de route, c&#8217;était souvent le cas, les kilomètres ne faisaient pas peur. Même sous la pluie, l&#8217;automne, l&#8217;hiver, du moins ce sont ces saisons qui sont restées dans la mémoire. Repartir, le matin, tôt, très, pour retourner au bureau. Le soir, au hasard, ne jamais savoir quand prendre la route. Et les disques en boucle dans la voiture, le <em>Café Bleu</em> des Style Council et <em>Aja</em> de Steely Dan. Une autre, compilation maison, de Steely Dan, encore, faite à partir des vinyles. Fin 86, début 87, c&#8217;était l&#8217;obsession de ces instants. Peut être d&#8217;autres, oubliées depuis. Mais <em>Café bleu</em>/<em>Aja </em>est restée. Sur la même K7.</p>
<p>Toujours la même. Presque comme un rituel. Presque par superstition. Se dire que tant que la musique sera là, l&#8217;histoire ne se finira pas. Alors les deux disques. Toujours. Passer à coté du château aux frasques du second empire, tourner à gauche, vers la vieille ville, l&#8217;enchaînement des rues jusqu&#8217;à l&#8217;immeuble.</p>
<p>Peut être parce que je trouvais qu&#8217;elle était comme les chansons de Steely Dan, douces et sophistiquées en même temps. Avec une complexité invisible au premier regard. Je vivais sur un fil, celui de l&#8217;autoroute A1 et de ses prolongations.</p>
<div id="attachment_6467" class="wp-caption alignright" style="width: 510px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/smashed-broken-cassette-tape.jpg"><img class="size-full wp-image-6467" style="margin: 10px;" title="broken K7" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/smashed-broken-cassette-tape.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>La voiture rapide filait dans un sens ou dans l&#8217;autre. Dans la nuit, presque toujours. Il y avait la fatigue mais à vingt-cinq ans le mot n&#8217;a pas la signification qu&#8217;il prendra plus tard, elle reste une notion vague, balayée d&#8217;un revers de main. Dans la brume du matin, <em>Deacon blue</em> avait la saveur des plaisirs nocturnes pour lesquels ces kilomètres défilaient. <em>I know this super highway, This bright familiar sun, I guess that I&#8217;m the lucky one</em>.</p>
<p>Il y a des disques et les parfums des filles qui se sont glissés dans les notes des chansons ou dans ces blancs chuintant des fins de K7 que parfois, je laissais se dérouler jusqu&#8217;au bout, jusqu&#8217;à entendre le bruit mécanique de l&#8217;auto-reverse de l&#8217;autoradio, un bruit qui bientôt aura totalement disparu mais il revient encore, naturellement, en mémoire.</p>
<p><em>Home at last</em> chantait Donald Fagen, pourtant la notion devenait de plus en plus vague, perdue comme ça, entre deux, ou même plus, l&#8217;aiguille du compteur oscillant entre 180 et 190, les traits blancs en pointillés semblaient parfois se rejoindre en une ligne continue avec la vitesse.</p>
<p>Un matin, en rentrant, je savais que je reviendrai pas. Tout était écrit dès le début mais on espère parfois en des fins miraculeuses, on garde un espoir en un Deus Ex Machina illusoire.<br />
Ce matin-là, par dépit ou de colère, j&#8217;en ai jeté la K7 par la fenêtre. Comme si Paul Weller et Donald Fagen m&#8217;avaient trahi. Elle s&#8217;est fracassée sur le bas côté et la bande s&#8217;est déroulée dans le vent. Je l&#8217;ai vue dans le rétroviseur. De la même manière que cette histoire se dispersait elle aussi derrière moi.</p>
<p><u><em>Nota</u> : Dimanche dernier j&#8217;ai découvert The Darcys qui ont repris intégralement et superbement l&#8217;intégralité de l&#8217;album Aja de Steely Dan, sorti à l&#8217;origine en 1977. Une très belle relecture. L&#8217;album est en <a href="http://thedarcys.ca/"><b>téléchargement</b></a> gratuit sur leur site. On peut également l&#8217;acheter en vinyle. Il serait bête de s&#8217;en priver. Que l&#8217;on connaisse ou non Steely Dan.</em></p>
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		<title>846 Never Ending Juke-Box #25 (J.J. Cale)</title>
		<link>http://kmskma.free.fr/?p=6439</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Mar 2012 14:26:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KMS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Samedis Musicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Song of the day]]></category>
		<category><![CDATA[JJ Cale]]></category>
		<category><![CDATA[Vent]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://kmskma.free.fr/?p=6439"><img align="left" hspace="5" width="150" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/magnolia3.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="magnolia3" /></a>J.J. Cale : Magnolia (Naturally, 1972)
[Audio clip: Voir la note pour écouter]
Je pensais que le magnolia avait fleuri plus tôt que l&#8217;année dernière mais non. Instant éphémère, à mille lieux des atrocités de la semaine. Comme si le monde ne pouvait plus s&#8217;arrêter, emporté par son élan sur une pente infernale.
On en était bien loin, dans la grange de Barney, quand J.J. Cale a enregistré cette chanson. Il devait faire chaud, on peut presque entendre les gouttes de sueur couler sur son front, sur ses tempes. C&#8217;était en septembre 1970, à Mt Juliet dans le Tennessee. 
On a parfois l&#8217;impression qu&#8217;il va manquer de souffle avant la fin mais il traine sa paresse jusqu&#8217;au bout. Probablement l&#8217;espoir de quelques félicités charnelles avec sa Magnolia. Magnolia, you sweet thing, You&#8217;re driving me mad. Les balais du batteur raclent la poussière sur la caisse claire, quelques insectes volètent autour des visages. Tout est dans la langueur moite d&#8217;une fin d&#8217;après-midi. Par pour autant qu&#8217;il va se presser le père J.J. Trop chaud pour ça. 
J&#8217;ai toujours pensé que Will Oldham adorait cette chanson. Ou qu&#8217;il devrait en faire une reprise, se plonger dans cette décontraction pas non plus très sûre d&#8217;elle pour...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jjcale.com/"><strong>J.J. Cale</strong></a> : <a href="http://killme.sarahagain.free.fr/radio.blog/mp3/846.mp3"><strong>Magnolia</strong></a> (Naturally, 1972)</p>
<p>[Audio clip: Voir la note pour écouter]</p>
<div id="attachment_6440" class="wp-caption aligncenter" style="width: 710px"><a rel="lightbox" href="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/magnolia3.jpg"><img class="size-full wp-image-6440" style="margin: 10px;" title="magnolia3" src="http://kmskma.free.fr/wordpress/wp-content/uploads/magnolia3.jpg" alt="" width="700" height="456" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo ©KMS 2012)</p></div>
<p>Je pensais que le magnolia avait fleuri plus tôt que l&#8217;année dernière mais <a href="http://kmskma.free.fr/?p=4938">non</a>. Instant éphémère, à mille lieux des atrocités de la semaine. Comme si le monde ne pouvait plus s&#8217;arrêter, emporté par son élan sur une pente infernale.</p>
<p>On en était bien loin, dans la grange de Barney, quand J.J. Cale a enregistré cette chanson. Il devait faire chaud, on peut presque entendre les gouttes de sueur couler sur son front, sur ses tempes. C&#8217;était en septembre 1970, à Mt Juliet dans le Tennessee. </p>
<p>On a parfois l&#8217;impression qu&#8217;il va manquer de souffle avant la fin mais il traine sa paresse jusqu&#8217;au bout. Probablement l&#8217;espoir de quelques félicités charnelles avec sa Magnolia. <em>Magnolia, you sweet thing, You&#8217;re driving me mad</em>. Les balais du batteur raclent la poussière sur la caisse claire, quelques insectes volètent autour des visages. Tout est dans la langueur moite d&#8217;une fin d&#8217;après-midi. Par pour autant qu&#8217;il va se presser le père J.J. Trop chaud pour ça. </p>
<p>J&#8217;ai toujours pensé que Will Oldham adorait cette chanson. Ou qu&#8217;il devrait en faire une reprise, se plonger dans cette décontraction pas non plus très sûre d&#8217;elle pour autant, un peu angoissée. Des habits que devrait aimer porter Bonnie &laquo;&nbsp;Prince&nbsp;&raquo; Billy. </p>
<img src="http://kmskma.free.fr/wordpress/?ak_action=api_record_view&id=6439&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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