jeudi, novembre 29, 2007
287 Paquet de nerfs : Xiu-Xiu : Muppet face (Album : La Foret 2005)



Il y a des jours comme ça où on n'est qu'un cri. Ou le corps n'est plus que des nerfs tendus à craquer, vibrant et résonnant au moindre contact. Comme si le diable y faisait danser son archet.
Des jours où l'on ressemble à l'un de ces écorchés de planches scientifiques. Tous les nerfs à l'air. Offerts à tous. Ou bien quelque chose comme l'homme hurlant de cette superbe pochette de ce superbe album de Coil.
Un jour comme aujourd'hui. Etouffé dans une gangue de stress.
Et c'est étrange de voir comme les chansons de Xiu-Xiu me font souvent penser à cet état de tension. La beauté en moins. Etrange de voir la libération que procure cette musique. Un jour comme aujourd'hui...

NOTA : C'est la semaine des deux dimanches sur Killing Me Softly.
mardi, novembre 27, 2007
286 Shhhh : Strings of Consciousness : Sonic Glimpses (Album : Our moon is full 2007)



Je suis sensible à la musique rampante. Celle pas trop violente qui s'insinue dans les interstices ou qui sonne comme une menace. Je pensais à ça parce que ce matin au bureau j'ai mis ce disque tout de suite alors que je buvais mon café en lisant les nouvelles.

J'aime bien la basse de Hugh Hopper. C'est la seule raison pour laquelle il m'arrive parfois d'écouter 6 de Soft Machine, celui avec cette sorte de mugwump sur la pochette. Parce que sa basse est très en avant sur certains morceaux. Lorsque je l'écoute, je me concentre sur son walking dansant, on entendrait que lui finalement ça serait parfait. Je n'ai jamais dépassé le 6 de Soft machine. C'est au moins trois de trop même si Wyatt est encore là sur le 4. Tiens, vendredi soir, David Fenech me disait que Wyatt ne touchait pas un rond sur les albums de Soft Machine. C'est triste.
J'aime bien la basse de Hugh Hopper donc. Je dis ça parce que sur ce disque on entend Hugh Hopper, pas sur ce morceau mais sur le dernier de l'album. C'est même pour cela que j'ai écouté ce groupe. Parce que sur le site il était indiqué qu'Hugh Hopper participait au disque. Ca tient à rien parfois. Ou à beaucoup. C'est selon.

Il y a plein de morceaux rampants dans ce disque. Déjà qu'ils avaient fait un 45T poilu. C'est peut être pour ça qu'il était parfait ce matin. Parce que le soir, on reste là, hagards. Tellement on en a marre. C'est le fait de ne plus y croire. De voir les ficelles. C'est le fait de ne pas comprendre aussi. De ne plus comprendre.
Alors on rase les murs les couloirs. Ca fait sshhshshshshshs le frottement des vêtements sur les murs les couloirs. Il y a des bruits comme ça un peu sur ce disque. Ca fait sshhshshshshshs.
Peut être pour cela qu'en ce moment j'ai besoin de musiques urbaines, industrielles, Ce disque là est juste rampant. J'aime les qualificatifs idiots pour décrire la musique, des mots qui n'ont pas vraiment de sens. Ce disque fait juste sshhshshshshshs, des sshhshshshshshs pour couvrir le bruit de fond insupportable.


Nota : Ce disque de Strings of consciousness est superbe, d'ailleurs Hazam le dit très bien. C'est Barry Adamson (qu'on ne présente plus) qui chante sur ce titre et le disque est même sorti sur son label où on peut l'acheter (ce que je conseille)(fortement)(ou ailleurs d'ailleurs).
dimanche, novembre 25, 2007
285 Oops I did it again : Okkervil River : Another Radio Song (Album : Black sheep boy appendix 2005)



Ouverture de la 2ème saison de Killing Me softly jusqu'à ce que j'en ai marre. (Le RSS pour suivre les mises à jour)
Une formule un peu différente. Une chanson pour chaque jour de la semaine. A la fin de la semaine tout disparaît et on recommence. Pas de titres mais la pochette pour illustrer, les titres la semaine suivante. Une chanson ajoutée chaque jour ou plusieurs à la fois ou carrément les sept chansons d'un coup suivant mon humeur mes envies et mes disponibilités.
Juste histoire d'envoyer comme ça, quelques chansons dans les airs...
vendredi, novembre 23, 2007
284 No quotes : Low : Transmission (Album : Transmission EP 1996)



C'est étrange, comme je ne truffe plus mes notes de paroles de chansons. Est-ce parce que je ne me cache plus derrière les mots des autres ou, plus probablement, parce que je n'ai plus rien à illustrer.
I am the D.J, I am what I play... Cela me semble pourtant encore plus vrai.

NOTA : Si par hasard quelqu'un se posait la question, la réponse est oui, c'est bien une reprise de Joy Division.
mercredi, novembre 21, 2007
283 Clouds away : The Red Krayola : Jumping Through The Mirror (Album : Sighs Trapped By Liars 2007)



Il y a eu du soleil, du bleu dans le ciel, comme si la musique de Red Krayola avait colorié (sic) le gris des jours précédents. Peut être qu'il n'en faut pas plus que ça de toute manière, juste un disque qui souffle sur les nuages.

Je rêve de mettre les doigts dans les mots et les notes mais devant moi il n'y a que des chiffres alignés dans des colonnes trop droites et trop fixes pour ne pas ressembler à des barreaux. Il suffit pourtant, juste de découvrir un disque que j'aurais pu trop facilement ignorer, comme on ignore toujours trop de choses au quotidien. Les gens, la vie, le plaisir, la couleur, un sourire que sais-je, du désir encore. On ignore parce que la fatigue, on ignore parce que ce n'est pas du rêve qu'on te demande. Juste de bien mettre les bons chiffres dans les bonnes cases.
Mais je fais fondre les chiffres comme du beurre dans une poêle chaude juste parce que je mets des beaux disques qui font regarder le ciel, penser à des rivières ou à des villes, à ce qu'on veut qui fait plaisir, à des sourires, à des gens là ou partis, qui me font penser à tes jambes et pas seulement, qui me font encore plus que ça.


NOTA : Cela fait plus de 40 ans que Mayo Thomson fait de la musique, malheureusement dans un quasi anonymat (avec quelques années d'avance ses disques annonçaient le punk et post punk en… 1968), mais il trouve encore le moyen de sortir un superbe album rempli de chansons délicatement fêlées sur les textes d'Art et Language avec un casting impeccable (Jim O'Rourke à la basse et aux bruits électroniques divers, John McEntire à la batterie…).
Je remercie également le très beau Poing perdu d'Arnaud Michniak (toujours aussi bien) ainsi que Hell is invisible… hell is her/e de Psychic TV et Untrue de Burial pour avoir poussé les nuages (même si Burial a pousé moins fort).

NOTA Bis : Je n'ai plus assez de mots et trop de musique à faire écouter. Je crois/pense peut être/sûrement faire toutes les semaines une playlist de 7 chansons sur une page dédiée, un peu dans l'esprit de feu Killing Me Softly. A suivre...
lundi, novembre 19, 2007
282 Paint the day black : Dälek : Paragraphs Relentless (Album : Abandonned language 2007)



Un jour mou comme un ballon crevé. Froid et humide. Presque inquiétant. A sentir la suie de la ville se coller sur la peau. Ca ressemblait trop à l'atmosphère de Dälek pour ne pas l'écouter. Une pulvérisation sonore de peurs urbaines. Une menace rampante. Ce monde finit par n'être qu'une menace.
Pas un jour à racler le pavé. Il faudrait rester chez soi. Parce que même au bureau on sent le froid dans les doigts, comme s'il y avait quelque chose qui ne coulait plus dans les veines.
Il manque aussi quelques paragraphes implacables pour les coller sur des toiles. Des mots en relief, aux couleurs et textures minérales et râpeuses (rapeuses?).

Je regardais les toiles vierges l'autre soir, essayant de deviner leur grain. Je regardais les tubes de couleur, les brosses les pinceaux. Pas certain de savoir et encore moins de réussir à placer comme ça sur la toile, les couleurs et matières qui me trottent dans la tête. Ces jets violents sur fonds sombres se dessinant en persistances rétiniennes, comme des sons hurlants déchirant l'air sur fond de grondement de toms appuyés et de basses distordues. Une sorte d'illustration du terrifiant Six litanies for Heliogabalus de John Zorn (la lecture de la chronique est fortement conseillée pour avoir une idée de ce que recèle ce disque) que j'écoute depuis quelques jours.
Des toiles comme un rempart, comme les notes, comme les mots, pour s'abstraire de cette menace extérieure.
samedi, novembre 17, 2007
281 Sea black with ink : Shannon Wright : They'll Kill the Actor in the End (Album : Let in the light 2007)



Tensions migraîneuses, la fatigue m'appuie sur les yeux de l'intérieur. L'impression désagréable de s'enfoncer dans une mer d'encre. Comme si les lumières s'éteignaient une à une. Juste désagréable, en attendant mieux... avec l'impossibilité d'aligner trois mots, deux phrases. Demain peut être mais toujours demain et demain devient trop rapidement un hier.


NOTA : Je suis l'invité chez Strictement Confidentiel pour la playlist du dimanche. Donc pour écouter mon choix c'est (des choses déjà entendues ici, d'autres non).
jeudi, novembre 15, 2007
280 Jamming : Animal Collective : Peacebone (Album : Strawberry Jam 2007)



Le temps de rien... pas même de penser, surtout pas de penser... alors écrire tu penses bien que... autant écouter de la musique à la confiture de fraises... parce que mes pensées là, elles ressemblent à ça, de la confiture...
mardi, novembre 13, 2007
279 Autumn leaves : Miles Davis : Masqualero (Alternate Take) (Album : The Miles Davis Quintet, 1965-68: The Complete Columbia Studio 2004)



Le Captain Cœur de bœuf éructe dans les haut-parleurs. Matin. Trop tôt.
Les services de voirie s'ingéniaient à repousser au milieu de la route les feuilles mortes amassées sur les trottoirs afin qu'un gigantesque aspirateur les fasse ensuite disparaître. Les rues seront vides et moches ensuite sans ce tapis de feuilles.
Novembre et gris les mauvais mois. Les feuilles peignaient la ville, ils enlèvent. Ils enlèvent toujours tout.
La radio émet des ondes fantômes, vestiges perdus. On aspirera les mots bientôt, comme des feuilles mortes direction décharge. Les mots les idées la moindre pensée. Balayeurs de l'âme humaine.
Une poignée d'accords d'orgue funèbre plus tard, à se racler les doigts sur les murs, on attend on se sait quoi, ou qui, un deus ex machina hypothétique, improbable. Il y a des choses comme ça qui ne sortent pas, bloquées, quelque part, dans les artères encombrées.
Ils nous aspireront un jour, aussi, de la même manière, comme des feuilles mortes ou agonisantes.

J'ai cherché ça, toute la journée. La musique des feuilles mortes aspirées. Je ne l'ai pas trouvée. J'ai repensé à hier soir, où la fatigue aidant à entrouvrir les portes des résistances, je sentais les notes du quintet de Miles Davis me passer au travers du corps comme une myriade d'épingles. Les notes du piano, le sax la trompette la contrebasse et ce PUTAIN de jeu de batterie de Tony Williams. Bon sang, il avait à peine vingt ans sur ce titre ou pas loin. Ca me passait au travers du corps tellement c'était limpide en même temps que les cymbales giflaient les murs et...
Ca ne ressemble pas à la musique des feuilles mortes aspirées mais c'est simplement beau, c'est déjà ça, déjà ça...
dimanche, novembre 11, 2007
278 Kerang kerang : Einstürzende Neubauten : Kein Bestandteil Sein (Album : Fünf Auf Der Nach Oben Offenen Richtersk 1987)



Une musique noire comme de la suie crachée par des cheminées hautes et terrifiantes. Une musique noire et souvent étouffante comme la pollution. Presque la bande son idéale du Metropolis de Fritz Lang. Ou juste le bruit du gris de ce dimanche trop court avec le ciel qui crève comme un seau rouillé.
Dimanche soir. Peut être le plus beau Einstürzende Neubauten. De la peinture sur suie. Avec. Parfois. L'éclat terrible et aveuglant du carbone à haute pression. Et. Au milieu. Partout. Le bruit des machines. Est-ce ainsi, vraiment, que les hommes vivents?
vendredi, novembre 09, 2007
277 Low voltage : Mark Kozelek : Walk all over you (Album : If you want blood 2001)



Le sommeil haché une nouvelle fois la nuit dernière. Les odeurs de peinture flottant dans le couloir n'arrangent en rien le sentiment de puissante lassitude m'envahissant ce matin.
Ils repeignent les portes des toilettes en un vert pâle pisseux fort opportuniste compte tenu de la destination de celles-ci. Peut être pour cela, les odeurs de peinture, que j'ai mis cette musique atmosphérique Allemande. Ou à cause du ciel en perpétuel changement ce matin. Ou pour trouver une certaine harmonie improbable.
Les paupières brûlaient trop pour se fixer sur une musique aujourd'hui. Entre deux eaux sans y être vraiment, un de ces jours où l'on n'est pas à sa place où le mouvement s'impose comme incessant pour ne pas s'insupporter. J'ai erré toute la journée. Sans réussir à cristalliser ma somnolence lascive.


Nota : Je crois que je n'arrive pas à me lasser de ces reprises d'AC/DC par Mark Kozelek. A tel point que pour certaines chansons, la reprise a supplanté l'original dans mon esprit. Comme pour Walk all over you qui a pourtant toujours été ma préférée sur Highway to hell. J'écoutais souvent ce disque à sa sortie en 1979, je l'avais copié sur une cassette pour le mettre dans la voiture.

Il y avait toujours de grosses discussions avec Marc, que je prenais parfois au passage pour aller à la fac. A chaque fois il fallait que je mette Highway to hell mais il préférait Night prowler, malheureusement pour lui en fin de 2ème face et donc à la fin de la K7 (j'ai toujours été un adepte des C90). Il espérait toujours, sans succès, que j'avance la bande. On arrivait toujours à la fac avant la fin de la première face du vinyle.

Je le ramenais aussi le soir ces jours là. Il habitait derrière l'hôtel des impôts, dans un immeuble en longueur en contrebas. Mais on arrivait toujours chez lui avant Night Prowler. Alors il me disait vas-y coupe le moteur tu as bien 5 minutes, rien que pour pouvoir écouter Night Prowler. Je disais non pour le principe, il insistait et puis on entendait l'aspiration de Bon Scott alors je tournais la clef de contact, mais pas trop pour ne pas couper l'autoradio, on montait un peu le son et on écoutait ce morceau en laissant nos bras pendre par la vitre et en braillant I'm your Night, Night Prowler comme les deux crétins de Wayne's world...
mercredi, novembre 07, 2007
276 Moon's milk : Coil : Amber rain (Album : The Ape of Naples 2005)



Bien souvent, pour ne pas dire tout le temps, je n'aime pas décrire la musique. C'est sûrement une lacune. Il faudrait des mots, évocations, images, histoires, anecdotes, afin de donner envie de l'écouter, afin de s'y retrouver.
Ce disque là est hanté et habité. Hanté par la prémonition de la mort de Jhonn Balance peu de temps après l'enregistrement de cet album. Habité par une âme et une beauté singulière. Pour évoquer ce genre de beauté un peu fermée, qui ne laisse pas découvrir comme cela, j'ai tendance à me souvenir d'un passage du buveur de lune de Göran Tunström, Aimer ce qui est déjà beau est un art facile. Exiger de la pierre une seule goutte de lait est autrement plus compliqué.
Elle peut s'appliquer à beaucoup de musique cette phrase, ou plutôt à beaucoup d'oeuvres d'une manière générale. Cocteau avait eu une phrase de ce style sur la beauté des toiles de Picasso mais je suis incapable de m'en souvenir (en gros Cocteau disait de Picasso qu'il inventait une beauté qui n'existait pas encore).
Mais disons que dans le cas de Coil il y a un hasard qui prête à sourire puisqu'un de leurs albums s'appelle Moon's milk in 4 phases. La pierre, le lait, la lune on s'y retrouve et justement cette chanson évoque plutôt un clair de lune sépulcral sur un cimetière gelé qu'une prairie ensoleillée.
Même si finalement, la musique de ce disque magnifique est bien plus conventionnelle que ce que je veux en dire. La beauté qui s'en échappe, peut être un peu moins. Mais je n'aime pas décrire la musique. Là, je voulais juste qu'on l'écoute, en attendant que j'ai quelque chose à raconter...


NOTA : Si par hasard il y a des amateurs, je ne suis pas certain que cet album soit trouvable ailleurs que chez Threshold House ce qui est quand même malheureux...
lundi, novembre 05, 2007
275 Old looking : Townes Van Zandt : Kathleen (Album : Our mother the mountain 1969)



Un dimanche en trajectoire de feuille morte. Elles deviennent de plus en plus belles ces jours ci, avant de disparaître totalement. De beaux jaunes, rouges, le vent leur faisait traverser la route en procession serrée, du jaune, du marron, du rouge, une danse silencieuse, un peu de vert encore, comme ça en travers de la route, comme si le vent tenait le violon du quadrille.
Dans la vitre du train samedi soir en rentrant, je voyais un homme vieilli, comme si le temps débordait de partout sans que je puisse continuer à le contenir. Pas âgé, vieilli, vieilli comme je ne m'étais jamais vu.
J'ai vu le même dans la glace ce matin. Il va falloir s'habituer...


Et puis en triant cet après-midi des piles de papiers divers et variés (j'ai jeté un coffre entier de voiture (petite voiture, petit coffre) de magazines hétéroclites et musicaux) empilés depuis des années, j'ai retrouvé les photos de l'éclipse du 11 août 1999 que j'avais vainement cherchées il y a quelques mois. Je tiens à ces photos, qui symboliquement, marquent un passage dans ma vie. Le ciel était couvert en région parisienne ce midi là, mais par instant les nuages s'écartaient comme pour faire un écrin au combat du soleil et de la lune, rappelant les ciels torturés de Géricault.
Il est étonnant de voir comme la magnifique chanson de Townes Van Zandt s'accorde parfaitement avec le ciel de ce jour là.

  

  

(on clique sur les photos pour les agrandir)
vendredi, novembre 02, 2007
274 White light-White noise : Fennesz : #2 (Album : Hotel Paral.lel 1997)



Ma chérie a un drôle de réveil. Plutôt que de sonner le matin, il y a une grosse lumière blanche qui s'allume lentement, très lentement, recréant un lever de soleil envahissant la chambre doucement avec sa lumière si particulière, et provoquant un réveil en douceur.
Le soir, un système inverse permet de réduire lentement la lumière afin de s'endormir en douceur. Il est même également possible de mettre en action un bruit blanc dont l'intensité sonore diminue au même rythme que l'extinction de la lumière.
Le bruit blanc c'est ce bruit de poussière torturée à l'électricité qui évoque plutôt pour moi des expériences bruitistes comme celles de Lou Reed sur Metal Machine Music (rempli de bruits blancs), les effrayants Wolf Eyes ou bien encore certains morceaux de Fennesz.
Du bruit blanc pour gommer les bruits extérieurs. Du bruit blanc pour gommer ses bruits intérieurs, ses pensées qui bruissent et gênent l'endormissement.
Ca expliquerait pourquoi je trouve souvent la musique de Fennesz apaisante. Hotel Paralel.lel finalement, est un disque de berceuses des temps modernes...
jeudi, novembre 01, 2007
273 Vacuité bloguienne : Stina Nordenstam : Purple Rain (Album : People are strange 1998)



J'ai reçu plein de disques mercredi. En fait je soupçonne ma gardienne de les stocker en attendant qu'il y en ait plusieurs parce que visiblement elle ne souhaite pas me voir tous les jours. C'est un mystère pour elle ces (très) fréquents paquets plats et carrés, je ne suis pas certain que les disques vinyles évoquent grand chose chez elle. Pour les petits elle a bien deviné que ce sont des CD's. Mais les autres... et si souvent. Elle se perd en conjectures.
Il y en avait deux de chez Orkhêstra. C'est un petit label. Les paquets sont faits à la main de manière artisanale avec des enveloppes de récupération, ça me fait toujours plaisir de recevoir de tels paquets. Même si quelque part cela me rend triste parce que cela signifie également qu'ils ne doivent pas en vendre tant que ça...

L'automne est beau en ce moment. Froid mais beau. Comme la lumière sur la pierre de l'église St Etienne du Mont dans la buée de nos souffles, l'autre soir en remontant la rue de la montagne Ste Geneviève. Le froid de la nuit aiguise la beauté parfois. La musique de Stina sur cet album c'est un peu ça aussi, une lumière de nuit froide sur la pierre de bâtiments connus, qui soudain révèle des détails jusque là ignorés.