vendredi, avril 27, 2007
195 Ah mais quoi : Elliott Smith : All cleaned out (Album : New Moon 08 mai 2007 (ouais bon je sais))



Je crois que je commence à saturer un peu. De toute cette politique. Vivement la fin. Je n'arrive plus à penser. Et puis les pollens et les graminées tentent un blitzkrieg sur moi ces jours ci, il est temps de changer d'air.
Je vais aller faire le Troisième homme (c'est à la mode) à Vienne quelques jours. C'est étrange, j'étais persuadé qu'Anton Karas jouait la musique du film sur un cymbalum alors qu'en fait il joue sur une cithare. Non ce n'est pas un détail... Peut être bien qu'au détour d'une rue on en croisera un joueur s'échinant pour des touristes sur ce thème devenu cliché.
Je me soûle d'Elliott Smith depuis deux jours. Ivresse légère. Sur Killing Me Softly un disque qui gratte et craque comme des cigales en plein été et on y est déjà. La terre ressemblera bientôt à une motte de beurre fondu.
Rostropovich est mort aujourd'hui. Je garde à jamais l'image de ce vieil homme, assis avec son violoncelle devant le mur de Berlin tagué de couleurs bariolées, jouant avec un souffle incroyable pour célébrer la chute de ce foutu mur, parce que quelque part, par son action, il avait fait tomber des pans entier de béton à la seule force de sa musique. Je crains parfois que le siècle actuel ne devienne le siècle des murs...
mercredi, avril 25, 2007
194 Bitter fruits : Mahmoud Ahmed : Aynotche terab (Album : Ethiopiques Vol. 1 1997)



Il me reste, sur la langue et dans la bouche, un petit goût amer. Comme d'avoir croqué dans un fruit étrange et inconnu du bout des lèvres. Il en reste une inquiétude un peu sourde, tissée d'incompréhensions. Des vieux New Order au bureau, sur les petites enceintes, les synthés semblent de plastique. Peut être que tout est artificiel de la sorte. Sons artificiels comme les paradis du même nom pour masquer cette réalité aboyante. J'ai parfois l'impression de flotter dans le temps, un corps qui tourne sur un décor psychédélique de mauvais film.

J'ai mis le vol. 1 des Ethiopiques. Juste cette musique, étrange, envoûtante. On s'imagine des images inconnues sous forme de cliché. Je voyais la salle tout en longueur d'un petit café jaune, aux tables rondes de formica rouge, un moka épais et trouble dans des petits verres en pyrex, un tableau au mur, les pales d'un ventilateur essoufflé claudiquant au plafond dans une torpeur hachichienne. J'ai fermé les yeux quelques instants. Un thé au Sahara. C'est peut être juste la chaleur. Qu'est-ce que tout cela veut dire. Juste la musique. Celle que je mets plus fort, ici, à la maison, partout, pour gonfler la pièce et qu'on ne puisse pas ouvrir portes et fenêtres de l'extérieur.
A la maison le soir j'égrène en boucle des accords simples, bruts, sur la guitare, sol, fa, do sur un tempo lent. A peine si je m'autorise une légère excursion mineure au gré des mesures. Comme un mur invisible contre des inquiétudes majeures.

NOTA (bis) : Ca fonctionne à nouveau (on croise les doigts). Une nouvelle chanson sur Killing Me Softly.
dimanche, avril 22, 2007
193 Elected : CSN & Y : Our house (Album : Déjà vu 1970)



J'aime bien les dimanches d'élections où je retourne dans mon école primaire, puisque je suis toujours inscrit sur les listes électorales de mon ancienne commune, celle où je suis né.
Même si maintenant je vote dans le réfectoire semi enterré dont l'entrée se trouve à l'arrière de l'école, dans cette rue qui a toujours été triste et grise, aux jardinets mités et aux immeubles étroits. Malheureusement je ne vote plus à l'école des filles, lieu de tous mes fantasmes jusqu'à 9 ans lorsque j'étais de l'autre coté du mur, à l'école des garçons.

Je ne sais si ce sont les années qui modifient mon regard, mais cette banlieue me semble à chaque visite un peu plus rouillée, délabrée. Du moins certaines rues ou quartiers puisque de plus en plus fleurissent des résidences rutilantes à la place des vieux pavillons de famille aux jardins étriqués ou des anciens immeubles dont certaines façades s'effritaient déjà à l'époque, mais qui font parties des paysages de mon enfance. La proximité immédiate de Paris aura attiré les promoteurs et la ville est en train de changer complètement. Je regrette de n'avoir pas su garder la mémoire de certains lieux maintenant détruits.

Après avoir voté, je suis passé quai Blanqui prendre en photo l'ancien pavillon de mes grands-parents maternels avant qu'il ne soit détruit. Je n'ai réussi à photographier qu'un morceau de toit et le pavillon mitoyen lui aussi muré. Dans ce qui était le jardin du pavillon, où je jouais le jeudi après-midi avec mon cousin Pascal, se trouve maintenant la bulle de vente d'un futur programme immobilier (Un immeuble R+3 en pierre blanche Dans un emplacement exceptionnel face à la Seine et à quelques pas du centre ville dit le prospectus), occultant complètement la maison. Même la petite usine derrière, dont les machines faisait trembler le sol des chambres la journée, est murée et vouée à la démolition. Mes grands-parents, tous deux décédés depuis déjà pas mal d'années, avaient laissé ce pavillon vers 1971/1972, je me souviens plus exactement, pour s'occuper d'une loge de gardiennage dans grand ensemble appartenant à la société HLM de la SNCF dont mon grand-père était retraité. Le jardin avait déjà été réduit quelques temps après leur départ en raison de l'élargissement des voies de circulation du quai.

Je suis entré à l'intérieur du bureau de vente. Il y avait une odeur infâme de plats en sauce surgelés trop vite réchauffés. Le vendeur, ne s'attendant pas à une visite à cette heure du sacro-saint repas dominical, était en train d'avaler son brouet ignoble en écoutant la radio à fond les ballons, une serviette nouée autour de son cou pour éviter les tâches de sauce sur sa chemise blanche de parfait vendeur.

Je lui ai expliqué que le pavillon qui se trouvait juste derrière était celui où je jouais quand j'étais enfant. Je lui ai parlé de l'usine derrière, des ouvriers qui blaguaient avec nous dans la cour sur laquelle donnait l'arrière du pavillon, de la cuisine à gauche en entrant, le salon à droite, de la grande chambre au fond où se trouvaient quatre lits au quatre coin de la pièce. Je lui ai dit que ça me faisait drôle de savoir que tout allait disparaître, que c'était comme de gommer un bout de ma mémoire. Je ne suis même pas certain de lui avoir gâcher son déjeuner... manquerait plus que le résultat de ce soir désastreusement à droite...
vendredi, avril 20, 2007
192 Country boy : Donovan : Young girl blues (Album : Mellow Yellow 1967)



Are you ready for the country? chantait Neil Young il y a maintenant bien longtemps... En voyant hier, toute cette nature, tout ce vert et les petites rivières se promenant au milieu des arbres je me suis posé la question... la ville m'oppresse de plus en plus je crois... et c'était tellement beau sous ce soleil... les filles étaient contentes de visiter ces châteaux, toujours synonymes de princesses. Elles étaient même fascinées devant une souris morte trouvée dans la cour de gravier blanc d'Ussé. Peut être qu'il nous faudrait de temps en temps aller respirer dans ces coins là, pas si éloignés que ça.

Dans mon esprit Donovan est campagne je ne sais pas pourquoi et puis cela ne veut sans doute pas dire grand chose mais le souvenir d'une photo où on le voit sur une falaise anglaise, d'autres photos dans l'herbe, cette musique folk, des bruits d'oiseaux, une certaine fraîcheur que sais-je encore.

Elle dit la même chose que moi la fille de la chanson, If you had any sense, you'd maybe go away for a few days. Son ennui est urbain mais pour d'autres raisons. J'ai toujours aimé le Yourself you touch, but not too much. You hear it's degrading du refrain, il y a tellement de choses dans ces deux vers. Enfin je trouve.


mercredi, avril 18, 2007
191 And so on : Doveman : Honey + Drinking (Album : The Acrobat 2005)

      

J'ai mis ce disque de Doveman ce soir, parce que je voulais quelque chose de beau et de tranquille, comme un secret bien ou mal gardé c'est selon, un disque sur lequel on peut fermer les yeux, j'avais envie de fermer les yeux même en les gardant ouverts. Je me dis qu'il manquera toujours les mots pour décrire ce frisson imperceptible de l'épiderme à l'écoute de certaines musiques, comme si la peau se hérissait doucement à l'intérieur. Parfois je me dis qu'il faut se parler à soi-même pour entendre cette musique. On passe en coup de vent sinon, elle est trop friable pour nous arrêter. Bien sûr il faudrait la nuit, le rêve, l'envie, le désir pour resserrer les mailles du filet, et sentir les notes serrées contre soi...
C'est une drôle de période même si elle ne prête pas à rire. Une tension impalpable en persistances nerveuses, tous les soirs depuis lundi je joue et chante After the gold rush au ukulélé comme on se met un baume pour apaiser les coups de soleil. Tout cela est idiot. J'ai bu du thé blanc au parfum d'abricot. Combien de détails encore, insignifiants, légers comme des voiles de mousseline dans lesquels s'enrouler, en écrans dérisoires, pour fermer les yeux même en les gardant ouverts...
lundi, avril 16, 2007
190 Five years : Bonnie "prince" Billy : May it always be (Album : Ease down the road 2001)



Cinq (5) ans. Demain cela fera cinq ans. Cinq années à écrire sur un blog. Moi qui n'avais jamais écrit.
Une jeune fille ayant certainement bien grandi depuis m'avait invité à parler de musique chez elle. Mes sons, mes sons... plus facile de les écouter que d'en parler... Et comment faire pour que mes sons deviennent vos sons... étaient mes premiers mots. Il n'aura fallu que quelques jours pour que le virus me gagne et que je n'ouvre mon propre blog, Kill Me Sarah. Nous n'étions vraiment pas nombreux alors. Le phénomène débutait seulement mais Chryde ouvrirait déjà quelques semaines plus tard la première version de La Blogothèque, dont j'ai toujours le compte ouvert dans blogger. Kill Me Sarah... peut être que quelques personnes se souviennent de ce premier blog sur fond blanc... peu importe... il n'aura duré que quelques mois...
Après quelques chaos de l'existence, j'ouvrais Kill Me Again début 2003. Ouvert sur une rupture, fermé sur une rupture. Histoire de boucler la boucle fin 2005. Pour finalement ouvrir ici quelques semaines plus tard, début 2006. Si j'avais su qu'il fallait ouvrir une nouvelle page pour que les choses changent je l'aurais fait plus tôt...
Et puis la musique... Mes sons, mes sons... plus facile de les écouter que d'en parler... la radio dès l'été 2003, puis les chansons avec chaque note depuis février 2004. La première chanson évoquée le 17 avril 2002, quelques jours avant le coup de tonnerre du premier tour, était May it always be. Ses mots sonnent toujours aussi juste...
Et puis tous ces gens, ces gens, parfois oubliés ou parfois amis fidèles, comment aurais-je pu les rencontrer autrement que par le biais de cette page. Plus que tout, j'y aurais également trouvé un peu de confiance cachée de ci de là. Il est même envisageable de penser que ces cinq années furent les plus importantes de ma vie...

Please don't leave my side
Remember I love you
None of what I have done wrong
Was really done against you
If you love me, and I'm weak
Then weaker you must love me more
To re-enforce what's also strong
And all the love we have in store...
jeudi, avril 12, 2007
189 Aussi : Bishop Allen : Flight 180 (Album : April EP 2006)



"Je pense que même le bruit de mes pas et les airs du phonographe sont une forme de silence, et que le vacarme commence au moment où l'on se tait et où l'on entend les pensées des autres se déplacer à l'intérieur d'eux comme les pièces d'un moteur détraqué qui essaient de s'ajuster."
Antonio Lobo Antunes : L'ordre naturel des choses

Cette magnifique chanson est parfaite pour marcher sous le soleil dans les rues de Paris, elle a le rythme de mes pas. C'était la première chanson sur Killing Me Softly.
Aussi.
Se taire c'est crier.
Aussi.
J'ai écouté deux fois Sister, et The Aventures of ghosthorse and stillborn le dernier Coco Rosie.
Aussi.
J'adore ce tableau je ne sais même pas dire. Il faudra que je raconte cette histoire qui parle de Danny Wilde.
Aussi.
En recherchant le passage d'Antonio Lobo Antunes, j'ai sourit en voyant que le même jour, en août 2005, j'avais écrit ces lignes te concernant :

Le visage mordu par les rayons du soleil, les mots d'António Lobo Antunes te donnent envie de Lisbonne encore une envie d'un ailleurs cataplasme pour panser les brûlures intérieures et les rues en pente pour en regarder les pierres et deviner leur histoire et quand elle reviendra de congé peut être que tu te décideras enfin à lui parler noyé dans le bleu de ses yeux si on allait dans le sud, deux ou trois jours, ça parait idiot comme ça tu sais mais pourtant quand elle verrait la colline le ciel la couleur de l'eau et à la nuit tu l'emmènerais dans cette petite crique sur la presqu'île avec ces rochers et ce ciel tout scintillant tellement beau peut être que même si ça parait fou et ça l'est bien sûr rien que de l'imaginer parce que probablement tu ne diras rien...

Les grands cargos qui mouillaient au large de St Nazaire depuis plusieurs jours sont partis dans l'après-midi, et la mer était plus vide ce soir. Tu t'étais habitué à leur silhouette se détachant sur l'horizon au crépuscule, avec leurs lumières a giorno, tellement scintillantes qu'une fête somptueuse semblait avoir lieu à bord toutes les nuits...


Il faudra que l'on aille dans le sud.
Aussi.
mardi, avril 10, 2007
188 A bit lost : The National : Racing like a pro (Album : Chut... Le disque ne sort qu'en mai (mais il est trop beau) 2007)



J'aurais aimé écrire cette chanson si j'étais capable d'écrire des chansons. Je me suis dit ça ce matin. Ou alors dans un monde différent j'aurais écrit cette chanson juste ce matin. J'ai envie de mettre depuis quelques temps déjà, un peu de musique sur un de mes vieux textes rouillés.
Une idée de plus dans la liste qui ne diminue pas puisque je n'en réalise aucune.
Dont acte.
Rien.
En trois jours je n'ai pas pris la guitare et je n'ai pas réussi à écrire plus de dix lignes laborieuses d'un éventuel prochain Caroline...

Il me manque indéniablement cette capacité à transformer les émotions en quelque chose de plus ou moins palpable. Mes lignes misérables portent en elles plus de frustrations que d'émotions. Des frustrations invisibles puisqu'il faudrait décortiquer mes trois mots de rien aux rayons X pour en apercevoir le squelette difforme de mes désillusions. Le plus pitoyable est peut être de ne pas me résoudre à me taire...
oh my god it doesn't mean a lot to you...
samedi, avril 07, 2007
187 Saturday classic : The Smiths : The headmaster ritual (Album : Meat is murder 1985)



Quelqu'un a eu la bonne idée de mettre Meat is murder dans le magasin. Entendre The Headmaster ritual, chanter le refrain avec Morrissey, mon bonheur du jour. J'avais encore la chanson dans la tête en ressortant de la boutique sur le boulevard avec le soleil fêtant la fin de l'hiver mais tu n'étais pas là pour voir ça. J'ai mis le disque en rentrant mais il n'y avait plus l'effet de surprise. Ces grands classiques, ces disques qu'on connait par coeur, les entendre par hasard, c'est retrouver un peu du plaisir de leur découverte.
Je l'ai acheté tard celui-ci, au début des années 90, vers 1993, je ne sais plus, par là. Bien longtemps après sa sortie, trop tard. J'étais bien loin des Smiths à l'hiver 84 lorsqu'ils enregistraient cet album. J'avais tourné le dos à mes jolis chemins de traverse depuis déjà pas mal de temps, pour des voies à grande circulation où je pensais à tort pouvoir me sentir moins seul.
Il ne me reste pas grand chose des premiers mois de 1985, des vagues souvenirs de journées grises et tristes lors de cette dernière année de fac, dans des petites salles à plafond bas, rien de plus précis, un grand vide agité de quelques tremblements insignifiants, comme un bloc de gelée rougeâtre que l'on secoue dans une assiette. Même pas un sourire ou un prénom féminin à associer. Je sais, rétrospectivement, que j'aurais aimé ce disque à cette époque. Peut être même rien que pour la voix de Morrissey sur cette chanson. Curieusement, je me serais senti moins gris avec cette musique. Mais je ne pouvais pas savoir, je ne me voyais plus dans les miroirs, comme atteint d'une pernicieuse cécité sélective.

I wanna go home
I don't want to stay
Give up life
As a bad mistake
vendredi, avril 06, 2007
186 Asleep : Low : Caroline (Album : Long Division 1993)



Je voudrais juste fermer les yeux ce soir. Dormir. L'odeur du thé la menthe fumant dans la tasse posée à coté de l'écran devant moi. Le chocolat qui fond sous la langue. Les peintures sonores sur verre de Low. Limpides et liquides. Il y aura toujours tellement plus dans ces musiques que je ne saurais le dire...
mercredi, avril 04, 2007
185 Rock memories XVII : Magazine : A song from under the floorboards (Peel session) (Album : Maybe it's right to be nervous now 2000)



Il est peut être bon d'être nerveux maintenant...
Il y a quelque chose, dans l'air, je ne sais pas quoi, mais quelque chose, comme un cycle qui se termine, ou qui commence, quelque chose de flou peut être ces élections je ne sais pas.
Cette chanson de printemps, ça restera pour moi à jamais une chanson de printemps parce que j'avais quoi 20, 21 ans, on était en avril, les vacances de pâques et ces synthétiseurs et tout ce qui ne pourra jamais être décrit, le souvenir de ces sensations d'un après-midi à rouler les vitres ouvertes parce qu'il y avait du soleil. Je roulais seul. Je roulais si souvent seul. C'est ça la nostalgie, des boules qui gonflent à l'intérieur parce qu'on se dit j'ai fait quoi de tout ce temps. Il est peut être bon d'être nerveux maintenant.
C'est ça 81 ou 82 plus tard peut être parce que les autres écoutaient les simples d'esprit cet album où justement il y a cette chanson sur pâques, la voiture en tout cas mais j'étais seul j'allais où, je ne me souviens plus, under the floorboard peut être, dans ces désespoirs qu'on masquait par une agitation débridée noyée dans un reste d'insouciance. Fuck le monde. On aura le temps plus tard qu'on se disait. On a dû rater le plus tard. Je roulais la fenêtre ouverte dans la voiture, volume sonore élevé presque pour ne pas pleurer parfois on va dire et ce soleil...
Magazine , c'était l'album live, Barry Adamson était encore là, pas McGeoch, c'était plus tôt sûrement. Non c'est ça, je dois me tromper d'album pour les simples d'esprits, c'était plus tard la chanson sur Pâques, trop tard déjà presque, je confonds parce qu'il dit alive and kicking dans cette chanson, près de 25 ans si on avait pu comprendre là à ce moment là un jour de printemps à rouler les fenêtres ouvertes sous le soleil, je devais aller rejoindre les autres quelque part vers Melun.
Il est peut être bon d'être nerveux maintenant. C'est sur Philadelphia qu'il chante ça. Il y a dans ces synthés une nostalgie que je ne pourrais jamais décrire tant elle est complexe et enfouie trop profond et ces gens perdus de vue depuis tant d'années je me demande parfois s'ils leur restent des souvenirs de ces instants, on avait dû aller s'allonger près du petit étang. Avril. Les filles ont eu froid on est rentré dans la maison après je ne sais plus.
Il est peut être bon d'être nerveux maintenant. Il ne faudrait jamais rouler la fenêtre ouverte pour que la jeunesse ne s'envole pas dans le vent...
lundi, avril 02, 2007
184 Thoughtless : Fela Kuti : Fefe naa efe (Album : Gentleman 1973)



Je lis samedi un bel article sur Tony Allen qui me fait ressortir mes disques de Fela. Fela Anikulapo (celui qui porte la mort dans sa gibecière) Ransome Kuti (qui ne peut être tué par la main de l'homme). C'était peut être le bon moment pour sa musique. J'ai sûrement besoin de cette énergie alors que dès le réveil je me sens fatigué. J'ai passé tout le week-end comme ça. Il n'y a pas de hasard. Dimanche donc. Dans les journaux, à la télé, la tension s'accroît entre les principaux candidats. Drôle d'ambiance. La hargne, les menaces du candidat de l'ump m'inquiètent de plus en plus...
Et lundi et les jours suivants qui vont s'enchaîner comme ça dans une litanie pénible je déteste cette période qui me prive de mes errements de mes rêveries comme tous les ans de pire en pire ou peut être est-ce moi qui supporte de moins en moins cette pression.
Fela a violement combattu avec sa musique la corruption et la dictature militaire du Nigeria pendant des années. Cela lui a valu d'être emprisonné plusieurs fois. Sans compter les agressions dont il a été victime, la pire étant certainement lorsque l'armée a donné l'assaut à sa maison (la Kalakuta Republic) en 1977, et l'a incendiée après avoir balancé par la fenêtre sa mère alors âgée de 78 ans qui décèdera ensuite de ses blessures.

Je n'ai jamais vraiment bien compris le sens de cette sorte de proverbe évoqué au début de cette chanson; cette histoire de femmes qui tiennent leur poitrine en courant pour la beauté du geste et non pour que leurs seins ne tombent pas. Il y a peut être un joli message caché pas très loin là dessous mais je n'arrive pas à le trouver. A chaque fois que j'entends cette chanson je me pose la question. Je trouverais peut être un jour. Il me faut parfois du temps pour qu'une idée fasse son chemin. Je risque de ne pas trouver tout de suite...